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 The Land of the Morning Calm

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Posté le Sam 16 Nov - 14:44




Ihn Kyang était… A la piscine ! Mais attention hein : il n’y était pas pour se baigner ! En fait, les deux longues et somptueuses piscine du navire n’avaient que très peu d’intérêt à ses yeux. Le fait était qu’il était cinq heure du matin, que le bateau semblait comme désert, abandonné… Et qu’en s’en rendant compte, Ihn Kyang avait eu envie de sortir un peu pour faire quelques pas dans cette ambiance très particulière. Le joueur d’échecs était sociable mais malgré tout il savait apprécier le silence à sa juste valeur et au-delà de ce détail, l’air marin était paraît-il un très bon remède à bien des maux. Peut être même aux maux de l’âme, qui sait ?

Après avoir déambulé un peu, ne croisant là que quelques très très rares passagers et quelques membres du personnel, Ihn Kyang s’était finalement arrêté à la piscine, donc. Il était assit en tailleur sur l’une des chaises longues qui bordaient l’une d’elles et était resté un moment les yeux dans le vague (sans mauvais jeu de mots !) à observer la brise marine légèrement qui faisait onduler la surface de l’eau. A ses oreilles ne parvenait que le bruit du ressac contre la coque du navire et le léger ronron des moteurs qu’une foule habituellement dense camouflait. En fait, tout ceci lui aurait presque donné envie de dormir.

Le temps était clair, le soleil s’était levé tôt et le fait qu’il soit encore bas et pâle lui permettait de supporter une petite veste bien agréable pour cette étape de la traversée. A côté de lui, sa tablette reposait, élément incontournable de ses déplacements. Pour l’heure, elle était encore éteinte mais bientôt, il allait s’offrir le luxe de l’allumer pour profiter un peu de ce moment privilégier afin d’être dans de bonnes conditions pour… Jouer aux échecs. On ne se refaisait pas, comme on dit, et si Ihn Kyang avait choisit ce navire là pour voyager, c’était entre autre à cause de sa connexion en wifi qu’on lui avait assuré fiable (et qu’il était, pour ce qu’il avait commencé à la tester).

D’ici une heure ou deux, lorsque les plus matinaux commenceraient à investir piscine et terrasse pour un petit déjeuner au grand air, Ihn Kyang s’en retournerait dans sa chambre. Les femmes de chambres seraient probablement passées, profitant de son évasion des lieux et ainsi tout le monde serait content, y comprit cette grande pipelette blonde qui était venue insister pour qu’il laisse les femmes de ménage venir faire ce pour quoi elles étaient payées. Tout irait bien dans le plus parfait des mondes, tout serait sous contrôle et le contrôle, pour un joueur d’échecs traumatisé et peut être bien un brin névrosé, c’était un truc important, voyez ?

Bref… La quiétude de l’endroit était parfaite, jusqu’à ce que de petits pas se fassent entendre. Ihn Kyang ne bouge pas au départ, les yeux toujours posés sur une ride invisible de la surface de la piscine. Peut être avait-il cru, coincé dans sa bulle perso, que ce n’était pas vers lui que ces pas allaient. Pourtant ils se rapprochent… Puis s’arrêtent… Et Ihn Kyang tourne finalement la tête sur… Une jeune femme. Petite et menue, elle avait le type coréen évident quoi qu’elle ne lui semblait pas entièrement dans ce trip un peu surprenant de la maigreur maladive et excessive. Soyons clair : elle était loin, très loin d’avoir de l’embonpoint ! Elle aurait sans doute même pu prendre quelques bons kilos avant que ça n’arrive ! Mais elle n’avait pas l’air de risquer de s’envoler au premier souffle de vent non plus et ses cuisses étaient pourvues de quelques formes agréables qui lui donnaient un taille-fesses-cuisses en forme de cœur. Beaucoup plus attrayant que ces baguettes squelettiques auxquelles la mode coréenne l’avait habitué. Et pourtant, au milieu de ces constatations diverses, il était important que l’attrait d’Ihn Kyang n’était pas spécialement marqué. Il s’agissait de constatation sobre, presque gratuite d’un observateur qui, parfois, rebranchait avec le monde normal.

D’ailleurs une fois sa petite inspection faite, Ihn Kyang semble oublier jusqu’à la présence même de ce petit bout de femme, en revenant à l’eau de la piscine. Se passe peut être une poignée de seconde et tandis qu’elle semble sur le point d’interagir avec lui, Ihn Kyang se tourne à nouveau sur elle, un petit air surprit sur le visage comme s’il ne s’était pas attendu à la trouver encore là !

Est-ce que c’est une manie sur ce bateau de venir me parler ?

Le ton n’était pas désagréable non. Juste réellement très surprit. Ses bizarreries revenaient certainement un peu au galop et l’exagération les accompagnait puisque jusque là, cette jeune femme était seulement la seconde personne à lui parler. En même temps, pour que ce soit différent, il aurait fallu qu’il sorte de sa chambre, n’est-ce pas ?

Elle avait un visage ovale, dans la longueur, d’une pâleur un brin excessive à son goût et ses yeux en amande, petit, étaient enfoncé entre deux rangées de cils bien noirs.

Je peux vous aider ?

Puis montrant le tour de la piscine, sans sarcasme dans la voix, il signale :

Vous pouvez vous assoir, il y a de la place.

Et pas qu’un peu ! Puis comme s’il devait se justifier, Ihn Kyang montre sa tablette, expliquant :

Je vais jouer aux échecs et puis je m’en vais.






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Posté le Sam 23 Nov - 17:48




The Land of the Morning Calm △
Tout était calme aujourd’hui et c’était agréable. Ma journée avait commencé naturellement et simplement, il n’y avait pas eu de mésaventures. Ce genre de journée était tout bonnement agréable et j’aimerai tellement qu’elles soient le plus souvent comme ça. La terrasse était pleine, après tout le soleil était là tout comme la chaleur, donc les gens étaient nombreux à venir s’y rendre. Plusieurs groupes d’amis, des personnes seules ou bien en couple. Enfin c’était normal de voir toutes sortes de personne par ici. Ma journée de travail était terminé et j’avais décidé de me rendre ici, parce qu’il faisait beau et que je voulais en profiter aussi. Je vis une place de libre enfin je suspectais qu’elle devait l’être, il y avait un jeune homme qui s’y trouvait, je me disais que je devais peut être lui demander s’il était ou non et si je pouvais m’installer ici, je n’étais pas du genre à vouloir déranger, ni à empiéter sur le terrain des autres. Dire que j’étais sur le point de prendre la parole, il me devança, me demandant si j’étais du genre à parler à tout le monde comme bon me chanter. Surtout ne t’énerve pas ce n’est pas vraiment le moment, de détruire ta bonne humeur. Je retiens un soupir puis je le regarde attentivement, je pointe le transat qui se trouve près du sien, et je prends ensuite la parole, parlant calmement mais ma voix était légèrement irritante, surtout quand on se permettait de me juger et de hausser le son de sa voix, envers moi alors que je n’avais rien fait de mal.


Je voulais juste savoir si cette place était libre ou non, avant de m’installer.



Je restais ensuite silencieuse, je le laissais prendre la parole à nouveau, laissant un sourire discret courbait mes lèvres.


Vous pouvez m’aider en me disant si je peux m'installer ici ?



J'insiste sans pour autant m’imposer, je veux juste prendre place et pouvoir poser mon cocktail exotique sur le transat et m’allonger ou m’asseoir, pour me détendre un peu, voilà tout. Est-ce que c’était une chose défendue, de vouloir prendre un peu de bon temps ? Son sarcasme m’énerver un peu, mais surtout garde ton sang-froid. Ne gâche pas ta bonne humeur. Répète-le plusieurs fois pour ne pas briser cette paix qui t’entoure.


Merci.




Je m’assois sagement, je suis soulagée de pouvoir enfin m’asseoir, je pose le verre sur la petite table, précieusement. Quand il me montra sa plaquette, j’y jetais un œil puis j’inclinais la tête parce que j’avais compris ce qu’il voulait dire.


Je vous en prie, faite comme si je n’étais pas là. Jouez comme bon vous semble !  



Je m’allongeais cette fois si, m’étirant et soupirant fortement, j’enlevais ma veste, heureusement que mon débardeur tait léger et agréable sous ma peau, j’observais les gens se baigner puis rire ensemble et jouer dans l’eau. Je pris ensuite le verre dans la main, prenant la paille dans ma bouche, je bus le cocktail tout doucement, le savourant. Je ne me rendais pas compte que je faisais du bruit avec celui-ci.

© charney


 

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