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 + loosing control ; ft. SungIl

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Posté le Mer 1 Jan - 18:08

C'est drôlement dangereux de s'attacher à quelqu'un, c'est incroyable ce que ça peut faire mal. Rien que la peur de perdre l'autre est douloureuse. C'est moche de guetter un signe de quelqu'un pour se sentir heureux...
loosing control.

On m'a dit, T'en fais pas, la croisière, même si tu bosses, c'est rien que des vacances. J'aurai pu continuer de bosser dans les bars de la capitale, puisque de toute manière, je n'ai plus aucune chance dans le monde de la photographie. Mais non, le bateau me tentait trop. Et puis, la seule idée de rester dans Séoul encore un jour de plus me donnait envie de vomir. Et si la croisière était un bon moyen pour repartir de zéro ? Peut-être qu'ici, les gens ne me jugeront pas sur ce que j'ai fais et sur ce que j'étais. Alors j'ai embarqué, et on verra bien. Traînant mon énorme valise noire derrière moi, mon regard déviait sur tout ce qui se trouvait dans cette cabine. J'ai rangé ma valise dans un coin et ai observé par le seul hublot dont l'on disposait dans la chambre. La mer, à perte de vue. Je me suis laissé tomber sur mon lit après avoir enlevé mon sac noir à bandoulière et l'avoir déposé au sol. J'ai fermé les yeux un instant.

Je n'oublierai jamais ce qu'elle m'a fait. Et si un jour, je la retrouve, je n'aurai aucune pitié pour elle. Visage angélique de mes fesses. Après avoir lâché un profond soupir, je me suis relevé et ai fixé le lit juste à côté du mien. Juste deux tables de nuit nous séparaient. Je crois bien que j'ai un autre problème à présent. Je ne suis pas sûr mais tout à l'heure, alors que je m'avançais dans le hall en enlevant mes lunettes de soleil, j'ai cru apercevoir une silhouette familière. Je ne sais pas si c'était lui. D'ailleurs, je ne préfère pas savoir. Manquerait plus qu'il ramène sa paire de fesses ici. L'avoir en colocataire, je n'y pense même pas. Je le laisserai sur le palier de la porte et il ira voir ailleurs si j'y suis. Il s'est bien foutu de ma gueule au Lycée. Petit Délégué. T'aimais bien me rappeler à l'ordre, hein ? Il se nommait Kim... Hum.... J'ai gratté ma touffe de cheveux pendant quelques secondes, cherchant dans ma mémoire au plus profond.

« Sung... Il ? »

Oui, c'est sûrement ça. Je revois encore son visage qui sourit toutes les dix secondes, son énergie inépuisable mais aussi, son sérieux à toute épreuve quand il s'agissait de son poste de Délégué de la classe. Et moi qui séchait presque tout le temps. J'ai jamais vraiment aimé l'école, et à force de recevoir des lettres d'amours dans mon casier, je me suis vite lassé. Quoi ? Ces filles n'avaient même pas prit la peine de me connaître. Comment osait-elle proclamer haut et fort entre copines qu'elles étaient folles de moi ? Ensuite, je m'attirai les foudres des autres gars. Ça encore, j'en avais rien à faire. Non moi ce dont j'avais envie, c'était de sortir dehors, et de prendre des photos. Et ce gars, Sung Il, il ne m'a jamais comprit. Il ne savait pas bien sûr, ou bien peut-être qu'il s'en doutait, aucune idée. Mais il prenait un malin plaisir à me dire exactement ce que je devais faire. Et moi, je n'aime pas ça. Tu ne devrais pas sécher, c'est pas bien blablablabla... Ou encore, tu sais, tu peux avoir de mauvaises appréciations et ne pas être prit dans les écoles que tu veux blablablabla... Je l'observais d'un air blasé, avant d'aller m'asseoir à ma place les mains dans les poches. Je n'écoutais jamais le cours, je regardais toujours à la fenêtre ou dessinais sur mes feuilles. Parfois je le voyais, levant la main, et répondant toujours avec de bonnes réponses. Il était bon en cours. Moi, j'avais des zéros à longueur de temps, et lui, il excellait. Quoiqu'il faisait d'ailleurs. J'avais appris aussi que c'était un gosse de riche, non, on ne venait vraiment pas du même monde lui et moi. Il était aimé de toute la classe grâce à sa bonne humeur toujours présente. Et c'est à ça qu'il était mon rival. Je l'ai considéré comme mon principal rival à partir de là. Parce que j'avais les faveurs de certaines filles de la classe moi aussi, et de mes potes. La bande de racailles de la classe. On s'est tout de suite bien entendus sur tous les points. Y en avait un je m'en souviens, il était complètement taré. Toujours à faire des trucs étranges, même en cours, style faire des bruits louches avec sa bouche pour déranger la prof. Un autre était haut comme trois pommes et avait une bouille d'enfant, mais qu'est-ce qu'il battait tout le monde à plate couture lorsqu'il s'agissait de se battre.

Un sourire vint arquer mon visage. Je n'ai eu qu'un seul meilleur ami. C'était à cette période-là. Ji Hyuk, c'était son nom. Mature et simple, on se comprenait sur tous les points. Il faisait d'ailleurs partit de notre bande. On s'amusait à arriver en retard, à faire les cons, encore et toujours. On était connus dans le Lycée pour foutre le bordel, on en était fiers. Et du coin de l'oeil, pendant que je riais avec mes potes, assis sur le rebord des fenêtres du couloir des salles de cours, je le voyais. Il était seul dans la salle de classe et s'affairait à ranger des dossiers sûrement. Kim Sung Il, je ne t'ai jamais compris. Je t'ai toujours observé de loin, pour voir comment tu t'y prenais pour t'attirer les faveurs de tout le monde comme ça. T'étais tellement différent de moi. Alors à ce moment-là, je détournais mon regard noir de jais de lui et le reposais sur mes amis, de nouveau en train de rire à pleins poumons. Evidemment qu'ils s'intéressaient aux filles. En parlant de ça, ils ont plusieurs fois essayé de me caser, mais ça n'a jamais marché. Vous croyez que je vais me casser le crâne avec une fille alors que j'ai autre chose à penser, franchement les gars ? Ils riaient, encore. Nous n'avions rien de méchants au fond, on était juste un peu fous et excentriques sur les bords. Oui, voilà une des raisons pour laquelle on s'était bien entendu immédiatement. Tout le monde savait que j'étais étrange, bizarre, original, et que je ne faisais rien comme tout le monde. Ma gestuelle, mon comportement, mon uniforme que je changeais malgré les règles, ma façon d'être en fait. Eux, ils étaient comme moi. J'avais besoin d'eux.

Après ? Je les ai perdu de vues en quittant le Lycée pour la Photographie. Tout comme Sung Il. Et là, j'ai tellement l'impression de l'avoir revu. Je ne suis pas sûr que c'était lui, je l'ai vite fait et de loin, mais il me semblait qu'il travaillait aussi ici. Si ça se trouve, il dort dans la même cabine que moi. Si jamais c'est vrai, comment je fais ? Me contenter de l'ignorer tout le temps qu'il est là ? Impossible. En même temps, ça fait trop longtemps que je ne l'ai pas vu. A-t-il changé tant que ça ?

Enfin, si mon principal rival de Lycée se ramène, je crois que la croisière ne pas être si cool que l'on me l'avait annoncé. Je sens que je vais perdre le contrôle de moi-même, rien que de le revoir. Kim Sung Il.


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Posté le Mer 1 Jan - 19:47

Ouvrir son cœur, c'est la clé du bonheur. Ouvrir son cœur nous envie de faire sourire son camarade, de lui offrir de la joie. Et si chacun répète cette envie, une autre personne en aura envie. Peu à peu, le monde ouvrira son cœur et peu à peu, le monde sourira.
loosing control.
Je raccrochais mon téléphone après avoir dis au revoir à ma mère. Les inquiétudes de celle-ci étaient incroyable. Et si tu as le mal de mer ? Et si tu tombes malade ? Et si le bateau coule ? Elle a du regarder trop régulièrement Titanic mais bon, je ne peux li en vouloir, c'est vraiment adorable. J'envoyais mes dernières recommandations à mon associé qui, à présent, devait gérer le cabinet seul. Je lui faisais pleinement confiance. Nous nous étions rencontrés pendant nos cours et on ne s'était plus quitté. De plus, lui aussi était ambitieux.

Je souriais légèrement, expirais un bon coup et levais la tête pour regarder l'énorme bateau face à moi. C'est ici que commençais ma nouvelle aventure et ce qui déciderais de mon avenir en même temps. J'allais m'y amuser mais y travailler surtout. J'y montais et regardais chaque élément à porter de mes yeux. J'essayais de retenir ce qui me servirais souvent avant que l'on ne me guide jusqu'à mon lieu de travail. Le cabinet de massage était plutôt classe, tout à fait mon style. J'y déposais quelques affaires de travail dans un coin avant de saluer mon équipier. Il avait l'air sympa et j'étais à peu près sur qu'on allait s'entendre. Je le saluais et sortis de la pièce pour aller voir ma cabine, partagée avec un autre membre du personnel. Pourquoi en avais-je choisi une en colocation ? Sans doute parce que je trouvais cela plus sympathique. Au moins, j'apprendrais à connaître quelqu'un et je ne passerais pas mes soirées seul, avec mon ordinateur ou un livre.

Je sautillais jusqu'à ma cabine, pressé de connaître la personne qui partagerait cette pièce avec moi. Tout en y allant, je scrutais les détails du bateau. Il respirait le luxe et cela m'emplissait de joie. Les clients allaient donc être plutôt aisés ou devait avoir certains moyens s'il n'était pas aisé. Tout cela me plaisait bien. Je n'avais plus qu'à les séduire avec mes doigts, leur montrer mon don et les convaincre de rester avec moi. Je vais les détendre, soulager leurs maux, leur faire du bien en soit. Je m'arrête, face  la porte et l'ouvre doucement pour ne pas effrayer la personne à l'intérieur.  Immédiatement, je me baisse pour le saluer.

« Bonjour, je suis... »

Je me relevais avant de finir ma phrase et je fus coupé dans mon élan. La tête qui me regardait, je la connaissais. Mes yeux s'arrondirent alors que mes années de collège et de lycée me revinrent en mémoire. J'étais délégué de classe dans ces années et je prenais mon rôle très à cœur. Je tenais à mes camarades de classe et je voulais qu'ils réussissent comme je réussissais. Alors je leur donnais des conseils, les aidais et ne comptais pas mon temps. Les professeurs comptaient sur moi pour certaines choses et je crois que je leur rendais service. Mais, évidemment, dans toute classe, il y a les rebelles, les petites racailles mais je ne désespérais pas, je voulais les aider. HyunSoo en faisait parti. Je voulais qu'il réussisse. Je voyais à sa tête qu'il avait de quoi réussir mais je ne sais pas, il ne m'écoutait pas. J'avais beau lui répéter de travailler, de ne pas sécher, d'écouter les professeurs, il se laissait toujours entraîner par ces camarades. En me remémorant ces moments, je me rappelle que je voulais vraiment que HyunSoo réussisse, sans savoir pourquoi, j'y attachais de l'importance. Et même si ce  n'était pas grâce à moi, mon camarade a obtenu son diplôme. Puis, j'avais perdu contact avec la plupart de mes camarades.

Je sortis de mes pensées et souriais au visage de mon ancien camarade. Au moins, je connaissais déjà quelqu'un sur le bateau même si ça fait... un grand nombre d'années que l'on ne s'était pas vu. Son visage n'avait pas changé. Son visage était toujours aussi fin. Ses yeux noirs avaient toujours la même expression : froide. Si je ne le connaissais pas, je suis sur que j'aurais pu prendre mes jambes à mon cou. Ce regard avait fait craqué combien de midinettes en cours ? Je crois que c'est incalculable. Je pense même que certains hommes ont flashé. Son côté froid, inatteignable et mystérieux séduit. Je séduisais aussi mais avec mon sourire et ma joie de vivre. Nous sommes tous les deux totalement différent sur bien des points.

« Hyun Soo... Ca fait longtemps ! Comment tu vas depuis le diplôme ? Tu fais quoi de beau maintenant ? Tu as quel rôle dans le staff ? »

Je l'inonde de questions avec mon habituel ton enjoué. Mais je suis véritablement heureux de le revoir, de savoir ce qu'il est devenu. C'est le seul du lycée que j'ai revu et cela m'intrigue vraiment. Tout en attendant ses réponses, je posais ma valise sur mon lit et commençais à la vider, rangeant mes vêtements et grigris là où je leur trouvais une place mais je prenais bien garde à laisser de la place pour ceux de HyunSoo.

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Posté le Mer 1 Jan - 22:02

C'est drôlement dangereux de s'attacher à quelqu'un, c'est incroyable ce que ça peut faire mal. Rien que la peur de perdre l'autre est douloureuse. C'est moche de guetter un signe de quelqu'un pour se sentir heureux...
loosing control.

Cela faisait un moment que j'étais sortis de mes pensées. Je fouillais dans mon sac à la recherche d'un possible plan du bateau, peut-être que je pourrai aller y faire un tour pour voir un peu. J'ai vu vite fait le bar où j'allais devoir bosser, mais très rapidement. Alors que je m'apprêtais à me lever et à sortir, j'ai pu entendre la porte s'ouvrir tout doucement. Mon colocataire ?

J'ai tourné la tête immédiatement en direction de l'entrée et la silhouette familière de tout à l'heure se dressait au pas de la porte. Il s'était courbé, et n'avait donc pas eu le temps de me voir. Mais moi, direct, dès la première seconde, j'ai su que c'était lui. Il allait se présenter, quand il s'est interrompu en levant sa tête. Il m'a reconnu. Je le vois dans ses yeux surpris. Il est là, à l'entrée de la chambre, et moi, je suis assis sur mon lit et je le fixe gravement. Et maintenant ? Je le savais, j'aurai dû m'en douter. Mon Ex-Délégué qui partage maintenant sa cabine avec moi, ironie du sort bon sang. Je l'observe pendant quelques minutes, et j'ai l'impression qu'il est perdu dans ses pensées. Je ne sais pas à quoi il pense, mais peu importe, je vais le laisser hausser le ton en premier. Est-ce que moi j'ai changé, je n'en sais rien du tout. Par contre lui, il a changé. Physiquement en tout cas. Je crois que y a un truc qui va franchement m'énerver. Bordel, combien il fait ? Deux mètres ? Sérieusement. Si je dois à chaque fois lever les yeux pour lui adresser la parole, je vais me sentir petit et je n'ai vraiment aucune envie de me sentir ridicule, surtout devant lui. Par contre, il est toujours aussi fin corporellement, quoique peut-être bien un peu musclé. Ses joues sont toujours aussi potelées. Pendant que je le détaillais de haut en bas, je l'ai entendu prononcer mon prénom de sa voix enjouée.

Sa voix que je n'avais plus entendu depuis très longtemps. Alors il se souvient bien de moi. Il a retenu comment je m'appelais aussi. Je sais que j'étais assez connu comme racaille, mais enfin. Il a l'air heureux. Il est le seul dans cette pièce dans ce cas. Comment pourrais-je être heureux de le revoir ? D'ailleurs je ne le comprends toujours pas. Il ne m'aimait pas au Lycée, alors pourquoi il m'affiche un sourire éblouissant maintenant ? Qu'est-ce qui lui prend ? J'essayais de discerner une quelconque réponse sur son visage, plissant mes yeux parfois pendant qu'il s'avançait vers son lit et qu'il y déposa sa valise. Il rangeait ses affaires une par une, n'oubliant rien au passage. Je restais silencieux, continuant de l'observer. Je ne sais même pas où il va mettre ses vêtements d'ail- Ah. Je le vis y déposer ses piles dans l'armoire que l'on avait apparemment en commun.

... Attendez. En commun ? Arf. Pas que je n'aime pas partager mon armoire, mais c'est lui. C'est pas comme si je tenais à ce qu'il dorme dans la même pièce que moi tous les soirs. Je sens que cette croisière va être superbe. Je rigole bien sûr. Bon, il n'est pas la personne que je hais le plus sur cette Terre non plus. Mais ça a été quand même mon rival. Et je sens que ça l'est toujours. Alors je devrais l'accueillir avec un grand sourire et des yeux bienveillants ? Non, impossible.

Je me suis levé de mon lit pendant qu'il rangeait toujours ses vêtements. J'ai ouvert ma valise et y pris mes vêtements que j'ai posé de l'autre côté de l'armoire. Du coin de l'oeil, je le voyais déposer ses piles aussi, en même temps que moi. A un moment, je me suis bien sentis obligé de lui répondre. J'ai alors haussé la voix en ricanant.

« Barman. Et en effet, ça fait un bail, Sung Il. Toujours aussi naïf et content à ce que je vois, Monsieur le Délégué ? Ouh, ça promet d'être fort amusant par ici. »

Je parie que mes propos remplis de sarcasmes, ça ne lui avait pas manqué. J'y peux rien, et je ne peux pas m'en empêcher. Après avoir finit de remplir mon côté de l'armoire, j'ai repris mon sac, ai sortis mon casque, mon iPod et mon appareil photo. J'ai observé ce dernier attentivement. Barman, hein. J'aurais aimé me présenter à lui comme Photographe. Mais jamais je ne pourrai lui dire que j'ai échoué. Pas devant lui. Quand je le regarde, il a vraiment l'air d'être bien et d'avoir tout réussit dans sa vie. Facile, quand on est riche.

Aish. Combien de fringues il a ? Ça fait un moment qu'il range ses affaires, et moi tout ce dont j'ai envie là, c'est qu'il arrête de faire son boucan dans son coin. Je veux du calme. Mais je crois qu'avec lui, c'est mal partit. Puis, j'aimerai bien qu'il se retourne face à moi, pour que je le regarde un peu plus attentivement. Tout à l'heure, il était loin, alors je n'ai vu que l'essentiel. Peut-être que comme ça, je pourrai plus l'apprécier.

Raah, à quoi tu penses Hyun Soo ? C'est ton rival, pourquoi tu voudrais que ça change ? De toute façon, je ne m'approche pas des imbéciles. Donc il va rester loin de moi le temps que je me remette les idées aux claires. J'ai déposé mon appareil photo sur ma table de chevet, et me suis allongé sur mon lit, observant le plafond, mes bras croisés derrière ma tête. J'ai fermé les yeux un moment et sentant que j'allais m'endormir, je les ai ré-ouvert. Qu'est-ce que je peux lui dire ? Alors, t'as bien réussis ta riche vie ? T'es content ? Je ne sais pas, je ne sais plus. J'ai juste trop mal à la tête. J'ai à nouveau haussé la voix, faiblement néanmoins.

« Et toi ? C'est quoi ton rôle ? Animateur parmi les touristes ? Clown ? J'déconne hein, relax. »

J'ai laissé échapper un petit ricanement, avant de me toucher le front. Je ne suis pas malade pourtant. Je dois sûrement avoir une baisse d'énergie, ça va passer. 


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Posté le Jeu 2 Jan - 19:30

Ouvrir son cœur, c'est la clé du bonheur. Ouvrir son cœur nous envie de faire sourire son camarade, de lui offrir de la joie. Et si chacun répète cette envie, une autre personne en aura envie. Peu à peu, le monde ouvrira son cœur et peu à peu, le monde sourira.
loosing control.
Le fait de voir un de mes anciens camarades me rendait euphorique, j'étais vraiment heureux de le revoir. Même s'il était loin d'être celui qui m'écoutait le plus, ça me faisait plaisir. Ma question n'avait pas l'air de l'intéresser. Peut-être ne veut-il pas me dire ce qu'il est devenu... Après tout, c'est son choix et je le respecterais quoi qu'il choisisse. Tant pis pour moi et ma curiosité. J'arrêtais de le regarder pour défaire ma valise. Bientôt, il me rejoint dans mon rangement. Chacun de nous occupait un côté du placard. Le mien se remplissait à vue d’œil alors que mon colocataire répondit enfin à ma question. Je ne sais pas si, au final, je devais me réjouir de sa réponse. Le moins qu'on puisse dire c'est que le barman était loin d'aimer l'idée de partager sa cabine avec moi. Qu'avais-je bien pu lui faire pour qu'il en soit à ce point ?

L'ironie se sentait à plein nez. Naïf et content ? Est-ce que le deuxième est négatif ? Bon allez stop les pensées, il pense bien ce qu'il veut. S'il pense qu'être mystérieux fait tout chez un homme, il se trompe. Les femmes et les hommes préfèrent avoir des relations avec des personnes qui savent rire. Je tournais la tête vers mon ancien camarade classe.

« Oui, toujours naïf et content comme tu peux le voir. Apparemment, ça ne m'a pas porté préjudice et contrairement à ce que tu as l'air de penser, un sourire donné crée un sourire. Pour moi, c'est ce qui compte. »

Je continue de ranger mes affaires, l'air de rien. Je me demande si j'en ai pas amené trop mais il est trop tard pour y penser. HyunSoo finit bien vite et alla s'étaler dans son lit, écouteurs sur les oreilles. Je soupirais. J'aurais bien aimé avoir son avis sur ce que je venais de dire mais je pouvais toujours me brosser. Rappelez moi pourquoi j'ai choisi une double cabine ? Non, ne désespérons pas. Je suis sur qu'il peut être sociable... un peu plus tout du moins. Je continue de vider ma valise sans piper mot. Je ne vais pas taper la discussion à mon colocataire vu son entrain et je ne parle pas encore seul. Je terminais un petit temps plus tard et m'asseyais sur mon lit. Malheureusement, je n'avais pas pris de livres ou autres pour m'occuper. Mon regard se baladait sur toute la pièce, cherchant une quelconque occupation. Comme si soudainement elle allait tomber du ciel. Je sursautais en entendant HyunSoo parler.

Je souris à sa phrase. Même s'il me dit le contraire, je suis sur qu'il serait très heureux que je lui dise que oui, je suis un clown pour les touristes. Je le regarde dans les yeux et lui révèle calmement c que je suis.

« Je suis massothérapeute. Si jamais tu veux que je te détende un coup, penses-y ! »

Je lui souris d'une manière entendue, lui faisant comprendre que j'ai bien compris qu'il a un petit problème avec moi mais que je m'en contrefiche royalement. Je ne crois pas lui avoir déjà lancé des piques lorsque l'on était en cours. Je le bassinais surtout de conseils ou de recommandations. Ça le changera tiens. S'il croit que je n'ai pas pris de caractère en quelques années, il se met le doigt dans l’œil. Je l'observe du coin de l’œil. Le fait qu'il n'a pas trop changé m'étonne. La seule chose qui a changé c'est, je crois, qu'il est encore plus beau qu'auparavant. Croyez-moi, je sais quoi je parle !

Je finis par m'allonger sur mon lit et en tournant la tête, mes yeux tombèrent sur l'appareil photo de HyunSoo. Je tendis le bras et le saisis dans la seconde. Je le regardais. Il avait plutôt la classe, on dirait un dernier cri. Il doit faire de bien belles photos. Sans attendre, je l'allume et prends le propriétaire en photo.

« WAW ! Il fait des supers ton appareil ! Tu l'as acheté où ? »

Je tourne la tête vers lui, tout en tournant l'appareil dans ma main. Puis, sans savoir pourquoi, je reprends une photo de HyunSoo alors que sa tête est tournés vers moi. Encore une fois, je suis impressionné par la qualité de la photo. Elle est très nette. Chaque pixel a une couleur unique. Par contre, on peut dire que l'homme dessus aide à rendre cette prise encore plus belle. Son regard est intense comme toujours et il dégage énormément de charisme. C'est un des critères que l'on voit directement chez lui de toute façon. Je souris face à la photo avant de la lui montrer.

« T'as vu comment t'es beau là dessus. Je suis un photographe génial ! »

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Posté le Sam 4 Jan - 1:53

C'est drôlement dangereux de s'attacher à quelqu'un, c'est incroyable ce que ça peut faire mal. Rien que la peur de perdre l'autre est douloureuse. C'est moche de guetter un signe de quelqu'un pour se sentir heureux...
loosing control.

J'avais à nouveau fermé les paupières. Le dos de ma main était resté collé à mon front. Je ne peux pas dire que je réfléchissais à plein régime. J'attendais juste sa réaction. Et puis, de part ce qu'il m'a répondu tout à l'heure, il a l'air d'aimer sourire à tout le monde. Qu'il le fasse alors. Seulement, un jour, à force d'être aimable avec tout le monde, il risquera gros. Y a pas que des gens tout rose, et ça vaut aussi pour ce bateau. Je ne sais pas s'il a comprit ça, mais on dirait bien que non. Au son de sa voix, j'ai rouvert les yeux et ai tourné ma tête en sa direction. Ses yeux s'étaient plantés droit dans les miens. Comme si c'était un défi, je ne l'ai pas lâché non plus du regard. Seulement ce qu'il me disait, c'était plus une proposition qu'autre chose.

Alors que je l'observais sourire, ses paroles trottaient dans ma tête, et j'ai haussé un sourcil. Masseur ? Lui ? Je croyais qu'il m'aurait sortit un truc du genre Bibliothécaire, Avocat, un truc bien chiant quoi. Mais là, Masseur... Aish, il est pas amusant. J'aurai pu me foutre de lui, mais son job n'est pas si nul que ça au final. Si jamais tu veux que je te détende un coup, penses-y ! ... Quoi ? Je l'ai à nouveau fixé du regard et ai pu remarqué que sa manière de sourire était assez... moqueuse ? Non, ce n'est pas le mot que je cherche. Narguante ? Dans ce genre-là, ouais. Style, je sais que tu m'en veux, que tu peux pas m'encadrer, mais je m'en contrefiche. Ah, tu t'en fous ? Okay, on va jouer à ça. Je sens que je vais bien m'amuser ici, finalement. L'avoir en colocataire n'est pas si mal après tout. Je vais lui faire comprendre à quel point je ne peux pas le voir.

Mon regard s'est détourné de lui pendant qu'il s'installait sur son lit. Faut croire que j'étais réellement crevé parce que je somnolais presque, encore avec les yeux clos. Sung Il dans la même pièce que moi, alors que ça fait des années qu'on ne s'est pas parlés. D'un côté, c'est tellement étrange. Je ne sais même pas si j'ai envie d'en apprendre plus sur lui malgré tout, mais il m'intrigue autant qu'avant. Et vous savez quoi ? C'est ça qui m'énerve. J'ai beau avoir un casque sur les oreilles, avoir fermé les yeux, et être dans mes pensées, celles-ci ne reviennent que sur lui. Pourquoi ? Pourquoi il a fallut qu'il soit là ? Même quand je reprends ma vie à nouveau, même quand j'essaie de la réussir encore, il est là. Comme s'il allait devenir mon rival, et qu'il allait me barrer la route. Ce qui est totalement ridicule quand on y pense puisqu'il est Masseur, et que je suis Barman. Massothérapeute. Il a dû en voir des gens riches défiler dans son cabinet. Qu'est-ce qu'il recherche ? Il a l'air d'aimer énormément son métier. Et s'il est là, c'est qu'il doit bien savoir se servir de ses mains. On verra bien comment il s'en sort. Tout à coup, j'ai entendu un bruit familier. Puis un flash. Et une exclamation de joie. Non bien sûr, il n'a quand même pas-

Okay. Bordel, retenez-moi. J'ai envie de l'étrangler. Il a tourné sa tête d'imbécile heureux vers moi et il avait dans ses mains, mon appareil photo. Ce que je chéris le plus. Il pouvait pas toucher à autre chose ?! Je vous jure. S'IL NE REPOSE PAS CET APPAREIL TOUT DE SUITE JE- Un nouveau flash alors que ma tête s'était tournée vers lui. Mon regard devait le transpercer de toutes parts. Ça n'a pas l'air de le déranger. C'est pas ses affaires. Pourquoi il me cherche ? POURQUOI IL CHERCHE A M’ÉNERVER ? Alors que j'allais me relever pour lui arracher mon bien, il s'est à nouveau exclamé en me montrant la photo de moi qu'il avait prise.

Je m'en foutais de ce qu'il avait bien pu dire sur mon physique. Qu'il dise que je suis beau, je m'en fous. Mais ce qu'il a dit en dernier. Il veut mourir, vraiment ? Bon sang, tais-toi. Juste, tais-toi.

« La ferme. Tu sais pas de quoi tu parles. »

Comme si tu pouvais comprendre, ce que c'est que d'être photographe. Tu ne sais rien. C'est que des paroles en l'air, même si tu ne t'en rends pas forcément compte. Je me suis levé de mon lit, et me suis penché vers lui de sorte à ce que mon visage soit proche du sien. J'ai planté mes yeux froids dans les siens, qui respiraient tout de même la joie au fond. On est si différents l'un de l'autre. Comment est-ce qu'il pourrait être pour moi autre chose qu'un rival ? Regardez-moi cette bouille d'idiot.

« Et si tu ne veux pas que je t'arrache la tête dans la seconde qui va venir, autant que tu me donnes mon appareil maintenant, tu ne crois pas ? », lui ai-je soufflé doucement près de son visage.

C'est dingue comment je prends sur moi pour ne pas lui en coller une. Quelle tête à claque franchement. Est-ce que je vais réussir à vivre en colocation avec lui pendant cette croisière ? Je ne sais pas ce qu'il va se passer par la suite, mais ça risque d'être amusant. Très amusant.

Je ne lui ai pas laissé le temps de répondre et lui ai arraché l'appareil photo de ses mains, observant la photo qu'il venait de prendre de plus près. Aaah, va falloir que je lui apprenne les bases de la photographie, le pauvre ne sait pas s'y prendre du tout. Déjà pour le cadrage, il a tout faux. Trop centré et zoomé sur moi, sans doute. ........ Qu'est-ce que je raconte là ? Je ne vais quand même pas lui donner des cours ! Jamais de la vie. Qu'il se débrouille s'il a envie d'apprendre. Je ne sais pas si j'arriverai à faire comme s'il n'existait pas. Parce que j'ai beau essayer de me le sortir de la tête, je n'arrive pas. Et ce n'est que le début, c'est ça le pire. J'ai reposé l'appareil sur ma table de chevet et me suis rassis sur mon lit, en face de lui. J'ai légèrement penché ma tête sur le côté, le toisant encore du regard. Vu qu'il est face à moi, je peux mieux le voir que tout à l'heure, il est un peu plus proche et j'ai le temps de le détailler. En fait, il est pas mal physiquement. Je ne l'avais jamais vu de cet angle-là, mais il a dû plaire je pense, et il doit plaire encore. Tant mieux pour lui. J'ai affiché un sourire narquois.

« Bref, je crois qu'on va devoir se supporter pendant un moment. Pas le choix. Mais un conseil, ne retouches plus à ce à quoi je tiens le plus. Sinon, malheureusement je ne sais pas ce qu'il pourrait arriver à ta belle petite face, pour rester poli. »

J'ai désigné du doigt mon appareil posé sur le meuble. Au cas où tu n'aurais toujours pas compris Kim Sung Il, je suis loin de te porter dans mon coeur. Tu es probablement une des personnes envers qui j'ai le plus de remords, et c'est sûrement pour ça que tu trottes souvent dans ma tête même quand j'essaie de t'effacer. Tu parais si facile à l'extérieur mais en fait, t'es terriblement compliqué pour moi.


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Posté le Sam 4 Jan - 14:31

Ouvrir son cœur, c'est la clé du bonheur. Ouvrir son cœur nous envie de faire sourire son camarade, de lui offrir de la joie. Et si chacun répète cette envie, une autre personne en aura envie. Peu à peu, le monde ouvrira son cœur et peu à peu, le monde sourira.
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Prendre des photos, quelque chose que j'ai très peu fait dans ma vie, trop centré sur mes études, mon boulot, ma carrière. Donc je n'ai pas spécialement réfléchi quand je l'ai vu. J'ai pris une photo. Pour moi, ce voyage est pour me détendre tout en travaillant alors je compte bien le réaliser. Mais apparemment, j'ai choisi le mauvais appareil.

Au premier flash, mon colocataire se retourna vers moi. Au deuxième, son regard n'était plus que braise. Je le regardais à travers la photo. Ses yeux étaient noirs de chez noirs, je crois que je n'ai pas fait ce qu'il fallait. Je recule contre le mur en le voyant se rapprocher de moi. Je l'avoue, ses yeux en feu me font peur là. Mon dos est bien contre le mur et je ne peux aller plus loin. Je l'observe traverser la pièce en deux enjambées, pour se retrouver à quelques centimètres de moi. Son odeur m'emplit, elle est plutôt agréable. Mais là, tout de suite, je ne suis pas sur que l'agréable odeur me rassure. J'enfonce un peu ma tête dans mes épaules alors que nos yeux ne se quittent plus. Et je dois le dire, je ne peux les quitter. En fait, ils me font trop peur pour oser le contrarier. Il aurait des lasers à la place de ses iris, j'aurais déjà disparu de ce mode depuis bien longtemps.

Ses paroles froides ne me rassurent guère et dans un infime mouvement, je lui tends son appareil. Ne provoquons pas plus sa colère, je vais bien trouver autre chose à faire sans risquer ma peau. Il arrache l'objet de mes mains et retourne s'asseoir sur son lit, tout en me fixant encore de son regard. Je frissonne légèrement et tourne ma tête pour regarder ailleurs. Je finis par jeter un regard à travers le hublot. Les vagues montent à une telle hauteur que je peux en voir le bout. D'énormes gouttes viennent s'écraser contre la petite vitre, éclairant légèrement mais suffisamment la pièce. En soupirant, je réponds au ton narquois et peu agréable du garçon aux cheveux noirs.

« C'est bon. Je ne vais plus toucher à tes affaires s'il n'y a que ça pour te rendre plus agréable à vivre ! »

Je finis par me lever pour aller dans notre petite salle de bain, claquant la porte une fois que j'y suis. Je pose mes deux mains sur chaque côté du lavabo et me regarde dans le miroir. Je n'aime vraiment pas la mauvaise humeur et toutes choses dans cet esprit. Notre vie est courte, pourquoi la passer à ronchonner et à considérer les gens comme des ennemis ? HyunSoo fait parti de ces gens. Mauvaise humeur, air effrayant, ronchon et sans aucune volonté à s'intégrer. Après tout, on va devoir passer notre voyage dans la même cabine, il pourrait faire un effort pour être plus sympathique. Et c'est pas faute d'essayer de le détendre.

Je me souviens encore de nos petites disputes en cours. Dès que je lui donnais un conseil, il me répondait ou bien il m'ignorait royalement. Il me donnait l'impression de ne pas être utile pour lui, alors que je voulais tant l'aider, comme un camarade, comme un ami. Je soupirais et tournais le robinet pour m'asperger un peu le visage d'eau fraîche. J'essuyais un peu ma peau mais pas trop pour garder le côté frais si bon. Je me regarde droit dans les yeux et souffle un bon coup. Puis, je chuchotais.

« Allez SungIl, on se démotive pas ! On y croit ! Ton sourire a toujours réussi à se dessiner sur les lèvres des autres. C'est pas ce gars qui va te démotiver comme ça ! SMILE ! »

Mon sourire s'étala directement sur mes lèvres et après un dernier regard lancer au miroir – pour remettre ma mèche –, je sortis de la salle de bain. Je posais mon regard directement sur mon Dongsaeng et lui fis un immense sourire.

« Repartons sur de bonne base. Je ne tiens pas à ce que le voyage de chacun de nous soit désastreux. Je ne touche plus à tes affaires. Sache que tu peux prendre les miennes sans problème, je n'ai rien de très précieux. Fais en bon usage. »

Là, voilà, tu l'as dans le c*l si tu pensais que tu allais réussir à m'énerver ou je ne sais quoi. Je ne suis pas si susceptible. Mon caractère d'ange est si parfait. Je lui fais un nouveau petit sourire avant de reprendre la parole.

« Dis moi, tu pourrais m'apprendre quelque chose en tant que barman ? Je me suis toujours demandé comment vous faisiez pour jongler et tout et tout avec. Même si je suis doué de mes mains, je n'y arrive pas. Tu ne... voudrais pas m'apprendre ? »

Je ne sais pas si c'était une question risquée. Il n'y avait rien de méchant après tout mais je ne sais pas du tout comment il peut y réagir. Peut-être bien m'ignorer comme d'habitude... S'il me renvoie balader, je crois que je ne tente plus rien pour aujourd'hui.

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Posté le Dim 5 Jan - 16:49

C'est drôlement dangereux de s'attacher à quelqu'un, c'est incroyable ce que ça peut faire mal. Rien que la peur de perdre l'autre est douloureuse. C'est moche de guetter un signe de quelqu'un pour se sentir heureux...
loosing control.

Il a finit par soupirer avant de me répondre. Je ne voulais plus qu'il y touche. Personne n'a le droit d'y toucher, absolument personne. Min Ah l'a touché. Parce que je lui faisais confiance, comme un idiot. Je me souviens encore de son sourire, qui était faux mais je ne le voyais pas, quand elle appuyait pour prendre quelques clichés de moi à la sauvette. Comment un visage aussi angélique pouvait cacher une personne aussi démoniaque ? Qu'est-ce que j'avais pu être naïf. On dit que l'amour rend aveugle, je confirme. J'avais sûrement de la merde dans les yeux. Mais enfin, en ce moment, mon regard s'était posé sur mon beau et grand colocataire, qui n'avait pas vraiment apprécié mes paroles sèches. Il avait levé la voix, et c'était la première fois depuis un bail qu'il m'avait adressé cette tête remplie de frustration. Et c'est ce que j'attendais. Qu'il s'énerve. C'est bizarre parce que, j'ai l'habitude de chercher les gens, pour qu'ils s'énervent, mais avec lui, c'est différent. Peut-être est-ce parce que je le considère comme mon rival principal ? Sûrement. Qu'il devienne fou furieux, je me contenterai de l'observer d'où je suis en souriant narquoisement. On va voir qui va gagner. Encore là, c'est étrange. Je me réjouis de tout ce qu'il va se passer. Enfin, quelque chose de positif, il m'a promit qu'il ne toucherait plus à mes affaires. Pour me rendre plus agréable ? Je sais que je ne suis pas facile à vivre, mais que avec les personnes que je n'aime pas. S'il me voyait avec mes potes, il me jugerait peut-être autrement. Je ne le supporte pas, c'est pas ma faute. Rien que son sourire m'énerve. Alors j'aime quand il monte sur ses grands chevaux comme là. Il est partit en trombe dans la salle de bains en claquant la porte. Je vous assure que je vais bien m'amuser.

J'attends quelques minutes, réfléchissant à plein régime. Bien sûr que je veux lui faire payer, tout le temps où il m'a réprimandé comme s'il était ma mère. Pour qui il se prenait au juste ? Je n'avais pas besoin de l'entendre radoter à mes côtés, ou bien encore en sortant de cours. Je voulais qu'il s'occupe de ses affaires et uniquement de ce qu'il avait à faire, pas des miennes. En plus, je ne sais pas si j'étais devenu à force totalement parano mais j'avais l'impression qu'il ne me le disait qu'à moi. J'avais beau lui faire comprendre par tous les moyens possible que je ne l'aimais pas, qu'il pouvait aller voir ailleurs, que je ne supportais pas qu'il s'occupe de mes affaires, il avait pas l'air de comprendre. Mais ce n'est pas grave, parce que maintenant qu'il occupe la même cabine que moi, il n'y a plus aucun problème. J'ai attendu encore quelques secondes et la porte s'est ouverte le laissant à nouveau entrer dans la pièce. A mon grand étonnement, il affichait un énorme sourire. Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qu'il a vu dans la salle de bains ? Oh non, y a un truc louche, j'le sens pas. D'ailleurs, il a directement planté ses yeux dans les miens. Je lui ai alors lancé un regard interrogateur. Qu'est-ce qu'il veut ? Je croyais qu'on était d'accord.

On était bien d'accord, il ne touche plus à ce qui m'appartient. Mais... quoi ? Repartons sur de bonne bases. Ce n'est pas mon intention ! Qu'est-ce que tu ne comprends pas quand je te lance mon regard qui veut tout dire ? Tu vois pas les éclairs qui s'en échappent ? Pourquoi t'insistes ? Décidément, je crois que je ne te comprendrai jamais. Et c'est quoi ça ? J'ai trop l'impression qu'il se fout de ma gueule encore. J'aime pas ça, mais alors pas du tout. J'irai pas me servir dans ses affaires, qu'est-ce que j'en ai à battre ? Est-ce que c'est pour me montrer qu'il n'en a rien à faire de ce que je lui ai dis tout à l'heure ? Franchement, si tu penses m'avoir comme ça, tu te trompes totalement.

Je l'ai observé froidement alors qu'il m'adressait encore un autre sourire. Qu'est-ce qu'il va me sortir encore ? Oh bordel. Je m'en doute que tu es doué avec tes mains ! Sinon, tu ne ferais pas ce métier, ça marcherait pas longtemps pour toi. Mais il veut que je lui.... apprenne ? Il se fout vraiment de moi. Et c'est quoi ce sourire ? J'ai jeté mon regard sur le côté. Il m'énerve déjà. Il me regarde avec des yeux d'enfants. Gamin va. J'ai alors sortis des mots, que moi-même je n'aurai jamais cru pouvoir sortir un jour, mais j'sais pas, ils sont sortis tout seul.

« Tant que tu te tiens éloigné de moi une bonne partie de la journée et que tu ne m'éclates pas les oreilles avec ta voix stridente, ça me va. Mais t'es tellement dynamique mon pauvre que tu vas tout faire tomber. », ai-je ricané légèrement.

Je ne sais pas ce qu'il espère. Je sais même pas pourquoi j'ai accepté. Je ne me reconnais pas du tout. Mais je me suis dis, peut-être que si j'accepte ce qu'il me demande, il me lâchera les basques un peu. Je veux dire, il essaie de faire l'intouchable avec son énorme sourire, mais j'arriverai bien à le faire craquer. Et puis, je ne sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression que quand il m'observe avec ces yeux-là, je peux pas refuser. ......... Putain, j'ai envie de me frapper la tête avec quelque chose, n'importe quoi. Voilà que je me prends à pas pouvoir lui dire non. Je me hais des fois.

Je me suis levé et me suis dirigé vers lui calmement. J'ai soupiré, puis je l'ai fixé à nouveau droit dans les yeux. Je me suis souvenu que j'avais des verres, pour m'entraîner parfois, dans ma valise et vu que je les emmène partout, j'avais décidé de faire de même là aussi. Quand j'ai observé la distance entre nous, elle n'était pas si grande, mais je m'approchais de lui rien que pour le provoquer un peu. Dieu que j'aime quand il s'énerve, ça me donne l'effet d'avoir le dessus sur lui. J'ai souris doucement.

« Tu veux commencer maintenant ? J'ai des verres dans ma valise. »

Puis je me suis rapproché encore, jusqu'à ce que ma bouche soit proche de son oreille. Je lui ai alors murmuré, avec un air joueur:

« Je suis presque sûr que tu n'y arriveras pas et que tu vas abandonner dès la première fois. N'est-ce pas, Monsieur le Délégué ? »

Si je pouvais passer ma vie à taquiner les gens, je le ferais. Mais là encore, c'est différent. Et c'est pour ça, dans mes yeux, sur mon visage et dans ma façon d'être, je ne laisse rien transparaître. Seulement au fond, je ne sais pas quoi penser. Il est mon ennemi en quelques sortes, je ne peux pas le voir, j'aime bien le voir devenir furieux c'est amusant, mais pourquoi est-ce que c'est différent avec lui ? Bon sang, qu'est-ce qu'il m'énerve.


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Posté le Lun 6 Jan - 19:07

Ouvrir son cœur, c'est la clé du bonheur. Ouvrir son cœur nous envie de faire sourire son camarade, de lui offrir de la joie. Et si chacun répète cette envie, une autre personne en aura envie. Peu à peu, le monde ouvrira son cœur et peu à peu, le monde sourira.
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Je ne sais pas si ma proposition lui avait plu étant donné qu'il a détourné ses yeux des miens. Ne me dites quand même pas qu'il l'a mal pris. Je m'intéresse à lui, j'essaie d'être vraiment gentil et il le prend mal. Ce genre de personne, je ne le comprend pas. Comment peut-on être aussi ronchon ? Un peu de sourire, de bonne humeur est-ce si dur ? Finalement, il inspire, montrant qu'il va prendre la parole. Je m'adosse au mur pour l'écouter débiter sa réponse.

Je ne viens pas de rêver ? Je cligne des yeux deux fois et me pince légèrement la peau. Non, je ne rêve pas. Malgré le nombre de phrases sarcastiques en une phrase, il venait d'accepter. Cela devait sans doute être à contre cœur, quoi que je ne suis pas sur que ce soit son style de faire aux autres, et spécialement à moi. En fait, sa réponse positive me perturbait complètement. J'en étais limite déstabilisé. Heureusement que j'étais contre le mur pour y réfléchir. Après tout, depuis le grand nombre d'années que je le connaissais, je ne l'avais jamais vu me dire oui. En cours, il me contredisait forcément et depuis que l'on était sur le bateau,k c'était identique. Pourquoi soudainement, il me dit oui ?! Je le regarde, essayant de comprendre le pourquoi du comment et finis par lui répondre.

« Je ne crois pas être payé pour être ton pot de colle donc de ce côté là, tout va bien. Niveau dynamisme, je crois que tu ne m'as pas vu pratiquer un sport mon gars. Je parie que je suis plus dynamique que toi. Une voix stridente ? T'es bien le seul à t'en être plaint. C'est peut-être tes oreilles qui ont un problème. »

La dernière partie de ma phrase était murmuré. C'était plus une pensée pour moi même que pour la lui faire partager. D'ailleurs, s'il l'avait entendu, je ne donnais pas cher de ma peau. Peu après, il se leva du lit et sa rapprocha de moi. Non, il ne m'avait pas entendu quand même ?! On en finira jamais. Il avançait vers moi sans quitter mes yeux. Commencer dès maintenant ? Mais vas-y mon gars, sans problème. Je veux bien te montrer mes talents dès maintenant. Après tout, si tu me montres les petits trucs pour réussir, je ne vois pas pourquoi je n'y arriverais pas.

« Mais vas-y, apprends moi tout de suite. Je n'attends que ça ! Mais ai-je vraiment le droit de toucher à tes verres ? »

Je lui fis un immense sourire alors qu'il ne cesse de se rapprocher de moi. Non mais... Ça fait combien de fois qu'il s'approche de moi ? Je sens son souffle sur mon oreille, me faisant légèrement frissonner à cause de l'air me touchant. Sincèrement, il aime mon corps ou quoi ? Il va finir par me violer et je ne vais rien comprendre. Encore une phrase provocante. Décidément, il n'y a que ce style qui sortait d'entre ses lèvres ? J'aimerais bien voir de jolis mots en sortir mais plutôt que j'aille les chercher dans mes rêves.

Moi, abandonner ? Toi, HyunSoo, ça se voit que tu ne me connais pas du tout. Si je devais abandonner, je n'aurais jamais été délégué ou massothérapeute. J'aurais pris bien moins compliqué. Je tournais ma tête vers la sienne. Nos visages étaient donc face à face à quelques centimètres. Je fixais ses yeux d'un air décidé et provocateur.

« Tu crois que je vais abandonner ? Peut-être dans tes rêves mais jamais en vrai mon cher ! »

Je lui fis un sourire du coin de lèvres avant de m'éloigner de lui. J'ai beau toucher la nuque, le dos, les jambes et des torses tous les jours, je suis loin d'être à l'aide en discussion collé/serré. Peut-être que lui il aimait. D'ailleurs, ça ne m'étonnerait pas, je suis sur que c'est un dragueur de première. Son air mystérieux doit encore faire tomber un certain nombre de filles et d'hommes, je n'en doute pas. Je retournais m’asseoir sur mon lit. Je n'allais quand même pas oser toucher à sa valise, sait-on jamais. Il ne voulait peut-être pas que je tombe sur ses sous-vêtements. Je vous jure, plus rien ne m'étonnerait de sa part.

Je plantais mes yeux dans les siens et d'un air de défi, je lui parlais avec un léger sourire en coin.

« Ça va ? Tu n'as pas peur que je finisse par dépasser le maître ? »

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Posté le Jeu 9 Jan - 20:21

C'est drôlement dangereux de s'attacher à quelqu'un, c'est incroyable ce que ça peut faire mal. Rien que la peur de perdre l'autre est douloureuse. C'est moche de guetter un signe de quelqu'un pour se sentir heureux...
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Qu'est-ce qui m'a pris d'accepter ? Je vous le demande. Mais au moins, savoir qu'il ne me collera pas à chacune de ses pauses l'aprem, pendant que je bosse, ça me rassure. Je vais déjà devoir le supporter le matin et le soir, alors l'après-midi en plus, oh nan. Pas de ça. Je m'étais donc approché de lui pour lui proposer de commencer maintenant. Bah ouais, pourquoi pas ? Voyons-voir ce qu'il vaut. On va bien rire. D'ailleurs, il avait l'air d'accord pour s'y mettre là. Il se dégonfle pas l'intello en fait. Chapeau. Ça m'amuse encore plus. Mais maintenant qu'il parle de ça, c'est vrai que je ne prête pas facilement mes verres, j'ai toujours peur qu'un imbécile les casse et que je n'en ai plus pour m'entraîner. Mais au pire, il m'en achètera d'autre, doit y en avoir sur ce bateau. Cherchant encore à le taquiner malicieusement, j'ai parié qu'il abandonnerait dès la première fois au creux de son oreille. On va voir ce qu'il va me sortir. Il tiendra pas la route, c'est obligé.

Il a tourné la tête vers moi, nos visages n'étant qu'à quelques centimètres l'un de l'autre. Cette proximité physique ne m'a jamais dérangé, peu importe avec qui elle était. La proximité physique en général ne me dérange pas le moins du monde. De nature assez tactile, c'est plutôt moi qui prend les devants quand j'ai envie de me rapprocher de la personne. Et si elle ne veut pas, ce n'est pas mon problème, c'est le sien. Enfin, revenons au moment présent. Dans son regard, je pouvais clairement lire qu'il était déterminé et provocateur, en plus. Il veut jouer à ça ? Il ne sait vraiment pas à qui il a à faire. Il m'a fait un sourire en coin après m'avoir assuré qu'il ne lâcherait pas aussi facilement. Mes fesses ouais. Et en plus il me provoque. Il sait que contre moi, à ce jeu-là, personne n'a jamais gagné ? Personne ne provoque mieux que moi. Mais que mon rival s'amuse à ça, après tout, j't'en prie. Seulement, tu vas perdre, premier de la classe.

Lorsqu'il s'éloigna de moi et partit s'asseoir sur son lit, il me fixa ensuite avec un nouveau sourire. Aarf. Il dit que je ne suis pas agréable à vivre mais alors lui il ne sait faire que ça, sourire. Est-ce que ça arrange vraiment les choses, d'afficher un sourire comme ça ? J'en doute. Ça le fait passer pour un gentil, un trop gentil. Un jour, quand il souffrira, il comprendra. Jusqu'à présent, ce riche n'a pas dû comprendre ce que c'était que la douleur. Eh bien, s'il continue à afficher cet air joyeux, il saura ce que c'est dans pas longtemps. Il se fera avoir, comme tous les niais de cette Terre.

Pendant que je pensais à cela, il encore lever la voix. Stridente encore, mais on repassera. Je me concentrais plutôt sur ce qu'il me disait. Haha. Il se fout de ma gueule là ? Bien sûr qu'il va me dépasser. C'est une blague. J'ai répondu du tac-au-tac, avec une certaine assurance dans les yeux et dans la voix:

« Aucune chance. »

C'est vrai, qu'est-ce qu'il croyait ? Faut pas qu'il aille trop vite, je vais le remettre à sa place de toute façon s'il le fait. Tu n'as pas peur que je finisse par dépasser le maître ? J'ai laissé échapper un léger rire avant de reprendre mon sérieux quelques secondes après en repensant à sa question. Moi, peur ? Jamais. Par contre toi, tu dois avoir la frousse souvent. Tiens, ça me donne des idées, mais enfin, je verrai. Je me suis dirigé vers ma valise, me suis accroupis et l'ai ouverte à nouveau. Puisqu'il n'y avait plus mes vêtements, on y voyait déjà plus clair. J'ai parcouru de mon regard noir l'intérieur avant d'y trouver finalement ce que je cherchais. J'ai pris le sac en plastique, où étaient rangés les fameux verres concernés. Je suis venu m'asseoir sur mon lit, et ai sortis les verres, les posant sur ma table de chevet. Ils étaient colorés en fait, certains étaient jaunes, d'autre verts ou encore rouges, bref, y en avait pour tous les goûts. J'ai chiffonné le sac en plastique entre mes mains avant de le lancer jusqu'à la poubelle, à côté de la salle de bains. J'ai prié pour avoir fait un panier, parce que franchement, ça aurait été totalement ridicule sinon. Après avoir vérifié que le sac avait bien atterri dans la petite poubelle, j'ai planté mes yeux dans ceux de Sung Il.

« C'est ceux que j'emmène partout avec moi. Bref, j'espère pour toi que tu les casseras pas. A titre d'information, c'est assez cher, alors fais gaffe. S'tu veux, j'te montre, et ensuite c'est à toi. Pigé ? », dis-je en prenant les verres dans mes mains.

Je n'ai pas attendu qu'il me réponde, et me suis levé. Prenant une légère respiration, j'ai lancé un verre, puis deux, puis trois, puis quatre, et enfin cinq. Un à un, je les lançais en l'air chacun leur tour, et j'avais une telle facilité à le faire que cela en était déconcertant. A force d'entraînement, j'en suis arrivé à ce résultat. Je ne suis pas peu fier de ce que je peux faire à présent, et le montrer comme ça à mon ennemi de Lycée, c'est vraiment valorisant. Sauf que je dois faire le prof ensuite, pour éviter qu'il y ait de la casse, et ça, c'est autre chose. J'ai croisé son regard un moment, ai soupiré puis les ai stoppé un à un dans mes mains, rattrapant la dernière avec la main gauche. Je me suis avancé vers lui, ai attendu qu'il se lèvre et me suis posté à ses côtés. Je ne veux pas que quelqu'un me voit en ce moment. Non mais qu'est-ce que je fabrique ? Je suis censé l'ignorer. Au lieu de ça, je me rapproche de lui et j'accepte ce qu'il me dit. Bordel, j'aime pas ça, j'ai l'impression d'être faible. Je lui ai d'abord mis d'un air entendu deux verres dans ses mains, un dans chaque. On va voir déjà deux, pour la suite on verra. Ensuite, j'ai pris ses poignets avec assez de force, force que je ne contrôle pas trop, et j'ai mimé les gestes avec mes mains qui contrôlaient les siennes. J'avoue là, je n'étais plus à ses côtés mais question de pratique, je me trouvais derrière lui, pour mieux lui montrer les mouvements. Il n'y a rien du tout, je ne l'apprécie pas, je ne l'aime pas, d'accord ? Je fais juste ça pour la survie de mes verres -d'ailleurs ceux qui ne servaient pas avaient été posé sur le lit entre temps-. Je n'avais donc pas besoin d'hausser la voix, puisque de toute manière là où j'étais par rapport à lui, il m'entendait parfaitement bien.

« Tu lances un verre en premier, et normalement, le second vient tout de suite après. Tu les fais passer l'un après l'autre dans tes mains, comme si tu jouais avec en fait. T'as compris ? Comme ça. », expliquais-je en remontrant une dernière fois les mouvements qu'il devait faire.

C'était pas bien compliqué, hein. Même un enfant de cinq ans pourrait le faire. Oops, j'avais oublié. Kim Sung Il est encore un enfant, donc il devrait y arriver facilement. J'ai lâché mon emprise sur ses poignets, et me suis reculé, au cas où qu'il ne contrôle pas sa force et qu'au lieu d'atterrir par terre, le verre atterrisse dans ma face. Je n'ai pas confiance en lui, c'est vrai, mais franchement, dites-moi en qui j'ai confiance à part mes potes sérieusement ? Je le fixais donc de mes yeux noirs perçants, attendant qu'il ne daigne démarrer. Bonne chance.



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Posté le Sam 18 Jan - 9:33

Ouvrir son cœur, c'est la clé du bonheur. Ouvrir son cœur nous envie de faire sourire son camarade, de lui offrir de la joie. Et si chacun répète cette envie, une autre personne en aura envie. Peu à peu, le monde ouvrira son cœur et peu à peu, le monde sourira.
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Tout le monde croit derrière mon sourire omniprésent que je suis un homme naïf et presque idiot. Mais qu'ils retiennent leur pensée. Je suis loin d'être ce garçon si bête qu'il ne voit rien venir. Je suis assez intelligent pour deviner qui me veut du bien ou du mal, je ne suis pas une cible facile. Derrière un sourire se cache un minimum d'intelligence.

Je lui lance une pique. Je sais qu'il ne la loupera pas. Dire que je peux être meilleur que lui va l'énerver, j'en suis sur. Enfin, par contre, il y répondra, il ne laissera pas cela couler. Étant donné qu'il a l'air de me détester – d'ailleurs, je ne comprends toujours pas pourquoi –, le fait que je considère le fait que je peux être premier devant lui ne doit pas lui plaire. Personnellement, je n'en aurais rien à faire, tant que mon talent est reconnu les paroles d'un autre resteront superficielles. HyunSoo a vraiment l'air d'être tout mon contraire. La cohabitation va être sympathique si l'on est l'inverse sur tout. En y pensant, nos horaires doivent être aussi différent. Un barman, ça travaille tard dans la nuit, non ? Mon pauvre sommeil...

Je regarde HyunSoo sortir ses précieux verres qu'ils va me laisser toucher. Notons l'avancée impressionnante depuis tout à l'heure. Je vais poser la main sur une de ses affaires personnelles, rendez vous compte de cet exploit. Je l'observe prendre les récipients un à un. Un air concentré se peint sur son visage. Il lance son sac dans la poubelle et ne se loupe pas. Il l'aurait loupé, j'aurais adoré voir sa tête. Puis un à un, il les lance en l'air, les récupérant juste après et les relaçant. Les gestes sont fluides, aucune bavure dans ses mouvements. Les verres volent et se dirigent là où il le veut par je ne sais quel moyen. Je le fixe. Il a l'air satisfait de me montrer ses capacités. Mec, redescends de ton pied d’escale. Je vous jure, je devrais le masser histoire de lui montrer qu'il n'est pas le seul à avoir du talent. Tout le monde soupire de bonheur, de satisfaction sous mes doigts. Ils fondent tous. Si ça se trouve, un massage est la solution à son côté ronchon. Je souris à mon idée avant de le voir arrêter ses cinq verres et de les rattraper comme ça, comme si c'était la chose la plus facile au monde. Prendre plus de deux verres dans ses mains est difficile pour moi, ça m'intrigue vraiment cette capacité.

Je me lève en voyant son regard se poser sur moi. Trois verres finissent sur mon lit alors qu'il pose les deux autres dans chacune de mes mains. Il s'installe derrière moi. Mon Dieu, ça ne le dérange vraiment pas cette position ? C'est fou ce que je ne suis pas tactile du tout. J'ai horreur de faire des câlins ou de serrer quelqu'un dans mes bras. Je trouve ça... gênant. Bizarre, je sais. Je plains mon futur petit-ami. Ce n'est pas moi qui courrais lui faire un câlin. Enfin bref, on n'en est pas là. Je grimaçais en le sentant aussi proche que moi alors que ses lèvres, à côté de mon oreille, m'expliquait calmement les gestes à faire alors que ses mains dirigeaient les miennes pour faire les mouvements exacts. Il se sépara enfin de moi et je pus enfin reprendre une grande bouffée d'air. Je vous assure que d'être trop proche de quelqu'un, ça me bloque.

Je regarde les deux verres dans mes mains. Bon, j'ai toujours su jongler avec deux balles dans mes mains mais des verres, c'est pas le même gabarit ni la même prise en main. Y'a un côté creux quoi. Je soupire et me remotive intérieurement. Ne jamais abandonner.

« Tu permets que je me tourne vers mon lit ? Tes yeux sont en train de m'assassiner et c'est plus prudent que mon lit soit en dessous ! »

Je lui adresse un sourire avant de mettre mes genoux contre mon lit. Je tends les bras pour commencer à jongler. Je lance le premier verre en l'air mais pas trop. Je n'ai pas envie qu'il vole je ne sais où. Je passe la deuxième dans ma main alors que le premier retombe déjà sur mon lit. Je regarde le verre perplexe. Pourquoi il est déjà retombé lui ?! Il ne pouvait pas rester en l'air un peu plus longtemps ?! Je le reprends dans ma main vide et réessaie. Je lance mon verre un peu plus haut pour avoir le temps de lancer le deuxième. Cette fois-ci, je peux récupérer le premier mais je n'ai même pas lancé le deuxième puisqu'il est juste passé de ma main droite à ma main gauche. Je fronce des sourcils et me met à réfléchir sur le pourquoi du comment.

« Sérieusement, y'a pas un truc qui rendrait ça plus facile ? Je comprends pas là... »

Je réessayais tant bien que mal mais aucune réussite n'étais là. Pas une seule fois, je n'avais réussi à faire partir les deux verres. Il n'y en avait qu'un qui avait voyagé. Je soupirais et je ne voyais vraiment pas comment j'allais y arriver mais heureusement que ma nature n'est pas lâche. Même si je n'y arrivais pas aujourd'hui, je réessaierais tous les jours, jusqu'à ce que j'y arrive. HyunSoo, ne croit pas ta victoire si facile. Petit SungIl va progresser.

« Rassures-toi, je ne suis pas prêt d'abandonner ! »

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Posté le Sam 25 Jan - 22:49

C'est drôlement dangereux de s'attacher à quelqu'un, c'est incroyable ce que ça peut faire mal. Rien que la peur de perdre l'autre est douloureuse. C'est moche de guetter un signe de quelqu'un pour se sentir heureux...
loosing control.

Lorsque je me suis reculé pour qu'il puisse commencer à jongler, tout du moins à 'essayer', j'ai eu l'impression pendant une seconde qu'il n'avait pas l'air bien. Je dis une seconde puisqu'ensuite, il a tout de suite reprit une énorme bouffée d'air frais. J'ai haussé légèrement un sourcil d'étonnement, le fixant toujours de façon persistante. J'étouffe tant que ça les gens ? Je veux dire, il n'a jamais été proche de quelqu'un comme ça ? Même pas avec sa copine, ou son copain -on ne sait jamais après tout- ? Ce gars est plus qu'étrange. Hé bah, s'il tremble et arrête de respirer à chaque fois qu'on l'approche comme ça, il n'en a pas finit avec moi, d'autant plus que vu que ça n'a pas l'air de lui plaire, je me faire un plaisir de continuer ce p'tit jeu avec lui. Je l'observe toujours. Il regarde les deux verres dans ses mains, et je commençais franchement à me demander quand est-ce qu'il allait finalement commencer. Il a pas peur quand même ? Je croyais qu'il se dégonflerait pas. Il soupire avant de lever la voix.

Je ricane légèrement à ses paroles. Evidemment que je t'assassine du regard, je peux pas t'encadrer et tu es actuellement en train de risquer la vie de mes pauvres verres. Après m'avoir adressé un sourire, que je ne rendrai pas à moins d'être devenu fou, il s'est finalement tourné contre le lit, comme il l'avait signalé. Et il a enfin lancé son premier verre en l'air, mais pas très haut, grosse erreur. Comme je m'y attendais, il a juste eu le temps de passer l'autre verre dans son autre main. Le premier verre est retombé sur les draps, le laissant bouche-bée. Son expression me donnait envie de rire tellement elle était hilarante. Bah ouais mon pote, tu croyais quand même pas que t'allais réussir dès le premier coup ? Il a relancé une nouvelle fois, un peu plus haut, et j'ai esquissé un sourire lorsqu'il a pu rattraper le verre. Je m'attendais à ce qu'il continue sur cette lancée, qu'il lance le second, mais il ne l'a pas fait, comme bloqué.

Quand je l'ai entendu râler, je n'ai pas pu m'empêcher de ressortir mon sourire narquois. Tu croyais quoi ? Que c'était hyper facile ? T'as vraiment rien compris à ce que j'ai essayé de t'expliquer quelques secondes plus tôt. Il continuait à lancer un verre, mais pas deux. Décidément, je me demande encore plus pourquoi j'ai accepté. L'entraînement va être dur, on dirait bien. Surtout qu'en rentrant du boulot le soir, je n'aurai pas forcément envie de lui apprendre tout ça. Je l'ai observé avec un regard surpris suite à sa déclaration soudaine. Rassures-toi, je ne suis pas prêt d'abandonner ! Au final, il s'est pas dégonflé. Disons juste qu'il a pas l'air débrouillard niveau jonglerie. J'ai ris intérieurement avant de m'avancer à nouveau vers lui, et de prendre les trois autres verres posés sur le lit. Je me suis mis en face de lui, plantant mon regard droit dans le sien.

« Si tu n'es pas prêt d'abandonner, alors j't'attends. J'vais éviter de me mettre derrière toi cette fois, ça avait l'air de te perturber tout à l'heure Délégué. Ton problème, c'est que tu n'es pas assez rapide, et que t'attends trop pour lancer ton deuxième verre. », expliquais-je à nouveau en posant un des trois verres sur la table de chevet pour en avoir le même nombre que lui.

Toujours en ne le lâchant pas des yeux, j'ai lancé un verre assez haut et une fois qu'il eut atteint son point culminant, j'ai lancé le second, sachant pertinemment que j'allais rattraper le premier juste après. Je n'ai pas besoin de regarder même où ils sont, mes mains les cueillent toutes seules, mais tout ça, n'est qu'une question d'habitude. Et s'il arrive une fois, ça passera tout seul ensuite. Je ne sais pas si en m'observant le faire, il enregistre mes gestes. Je ne sais pas si ça lui sert à quelque chose, s'il apprend, mais après tout, vu sa détermination, je ne m'en fais pas pour lui. Le seul truc qu'il n'arrivera jamais à faire, c'est de me dépasser. Sung Il, t'es peut-être le meilleur question études, mais question habileté et jonglerie, t'arriveras jamais à me battre. En tout les cas, je ne te laisserai jamais me battre. J'ai arrêté de jongler, posant délicatement les verres sur le côté.

« Quand t'as le coup de main, c'est tranquille. Encore faut-il que tu l'aies. Seulement je ne sais pas comment je pourrai t'apprendre rien qu'avec des mots et des gestes comme ça, sans pouvoir t'approcher et te montrer directement comme tout à l'heure. Ça te gêne tant que ça ? Je n'aurai jamais pensé que le Chef de Classe n'était pas trop fan des contacts physiques. Je note; ça peut me servir. »

Evidemment que ça me servira. Je ne l'aime pas, alors je ne serai que trop heureux de pouvoir le charrier comme je veux, comme j'en ai envie. Et j'aime bien quand il s'énerve mine de rien, c'est marrant. Alors peut-être qu'au tout début je faisais la gueule parce que je venais d'apprendre que j'allais faire la colocation avec lui, mais au final, je crois que ça risque d'être intéressant. Très intéressant. Même s'il est un peu beaucoup casse-tête sur les bords avec sa voix qui porte hyper haut, si j'arrive à bien l'occuper comme là avec le cours de jonglerie, je devrai pouvoir être tout à fait tranquille. Puis, s'il est Masseur, il doit travailler de jour, c'est certain. Du coup, on aura que le matin et le soir à se supporter mutuellement. Le matin, j'ai juste qu'à me grouiller pour partir au boulot, et le soir, je me débrouille pour l'éviter le plus possible. Mon regard dévie à nouveau sur lui, ses longues jambes et sa silhouette d'au moins 1m80. A-t-il déjà pensé à faire Mannequin ? Les hommes que je photographiais avant, avait à peu près la même silhouette que lui. 1m80, au moins. Bon ok, ça va être assez compliqué d'éviter un aussi grand phénomène, qui en plus de sourire à longueur de temps, me semble être hyper dynamique et du genre flèche qui court partout. Comme un gamin quoi. Ce qui me fait bien mal à la tête en gros. Je me dis que mon casque audio va me servir énormément pendant la croisière. D'un autre côté, mes journées ne seront pas maussades, mais plutôt mouvementées. Je ne sais pas si c'est une bonne chose ou quoi. Tout ce que je sais, c'est que je vais devoir à l'avenir, cacher mon appareil photo. Hors de question qu'il y retouche. J'ai pas du tout apprécié quand il l'a fait il y a une dizaine de minutes. J'y tiens comme à la prunelle de mes yeux. Si seulement il savait ce que ça représente pour moi, il pourrait comprendre. Mais non, il ne sait rien, rien de tout ce que j'ai vécu.

C'est là le gros problème entre nous deux. Il est riche, je fais avec ce que j'ai. Il a sans doute eut une vie des plus heureuses, j'ai connu ce que voulait dire la douleur horrible, la trahison. J'ai chuté d'un coup, j'étais si haut et du jour au lendemain, j'ai tout perdu. Tout ce pour quoi je vivais. Lui, il a tout. Tout ce que je rêverai d'avoir. De l'argent, un boulot (celui qu'il voulait sûrement), et le sourire. Il le fait si facilement, il étire les commissures de ses lèvres vers le haut comme si c'était naturel chez lui de le faire tout le temps. En réalité, je ne souris pas souvent, enfin, le sourire que je sors le plus souvent rime avec la moquerie. C'est pour ça que je ne le comprends pas. A quoi ça sert de sourire de bonheur ? Les fois où je le faisais, c'était quand je la rendais heureuse, ou bien encore, qu'elle éclatait de rire si soudainement. Et regardez où ça m'a mené. Je voulais devenir Photographe, me voilà Barman pendant une Croisière, en colocation avec un ancien camarade de classe auquel j'en veux énormément. Plus qu'à devoir supporter un enfant dans ma chambre et ma vie est complète. Ah, mais j'oubliais. C'est déjà fait.



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Posté le Dim 26 Jan - 9:50

Ouvrir son cœur, c'est la clé du bonheur. Ouvrir son cœur nous envie de faire sourire son camarade, de lui offrir de la joie. Et si chacun répète cette envie, une autre personne en aura envie. Peu à peu, le monde ouvrira son cœur et peu à peu, le monde sourira.
loosing control.
Comme je le pensais, jongler avec des verres était bien aussi dur que je le pensais. Le fait qu'il y ait une partie creuse compliquait la chose. De plus, le regard perçant de Hyun Soo perçait mon dos. Je le sentais clairement, ce point brûlant qui me chauffait le milieu du dos ou le crâne. Si ses yeux lançaient des lasers, j'aurais déjà trépassé dessous ! A chaque essai raté, je sens son sourire narquois se dessiner sur ses lèvres. Même sans les partager, ses pensées victorieuses me parviennent. Si j'étais susceptible, je me serais déjà retourné pour lui en coller une. Il est vrai que j'ai du mal avec les personnes se croyant supérieures aux autres parce qu'elles savent faire quelque chose que d'autres ne savent pas. Je pourrais très bien me vanter d'avoir eu des meilleures notes, d'être riche ou bien de savoir masser divinement bien mais je ne le fais pas, par respect. Mais Hyun Soo est vraiment mon opposé sur tous les côtés.

Une fois que je m'arrête, lui faisant remarquer que je n'abandonnerais pas. Sa réponse me fait sourire. M'attendre ? Et bien, je crois qu'il va le faire pendant un long moment vu mes capacités. Et je suis sur que ce mec n'est pas patient, surtout concernant ma réussite. Si je pouvais rater à vie, il en serait heureux. Je m'abstiens de tout commentaire concernant la deuxième partie de sa phrase. Est-ce de ma faute si je suis encore gêné de la proximité que je peux avoir avec les gens ? Tout le monde n'est pas tactile à ce que je sache et ça peut être très mignon d'être gêné au moindre contact trop proche !

Son regard reste planté dans le mien alors qu'il me donne quelques conseils pour mieux réussir. Je les écoute attentivement, laissant mon regard dans le sien. Ses yeux ont toujours été d'un noir profond. Ils pourraient me faire peur mais j'y suis trop habitué pour qu'il me fasse cet effet. Je le regarde simplement dans les yeux, qui je le reconnais sont plutôt beaux. Le garçon commence à jongler comme si c'était la chose la plus facile au monde. Je roule rapidement des yeux puis j'observe les gestes qu'il fait. Ses doigts, ses poignets, ses bras, ses yeux. Je regarde tout ce qui pourrait me servir pour réussir mais je ne lance pas mes verres. Je ne suis pas face au lit et j'ai tendance à préférer éviter de chercher les ennuis avec mon voisin. Ses gestes me narguent, il me nargue. Il se fait plaisir à me montrer qu'il y arrive. Je retins un soupir avant de quitter ses yeux pour essayer une nouvelle fois de jongler. Je reproduis à l'identique son geste de départ mais de nouveau, le verre tombe sur le lit. Je regarde le verre et me met à réfléchir sur ce que j'ai raté. Hyun Soo avait raison : j'attendais trop et j'étais trop lent. Je crois que je fais un léger blocage sur le lancement du verre. Je me retourne de nouveau vers mon camarade alors qu'il pose ses verres sur le bureau. De nouveau, il me lance un sous-entendu concernant le fait que je suis loin d'être tactile. Bon Dieu, ça a l'air de le choquer. Je soupire avant de poser à mon tour ses verres sur le bureau. Je me tourne vers lui une fois que je suis à ses côtés.

« Tu n'as jamais vu une personne non tactile ? Tu crois que tout le monde aime se faire des câlins à tout va ? Je ne te comprends pas sur le coup. Tu montres un visage froid H24, tu ne montres aucun sentiment et pourtant, tu colles tout le monde. C'est quoi ? Une façon de faire craquer tes prétendantes ? Le mystérieux mais câlin Hyun Soo ? Au fond, je me demande si tu ne serais pas l'inverse de tout ce que tu montres. »

Je lui fais un léger sourire en coin. Puis, je marche vers mon sac – celui qui ne me quitte jamais –, je plonge mes mains dedans à la recherche de deux flacons. Je les trouve et les prend dans ma main puis, je regarde de nouveau mon colocataire. Il veut voir du tactile ? Je vais lui en montrer moi. Mon côté professionnel est plus que tactile. Mes doigts vont le lui démontrer. Je le regarde, plongeant mes yeux dans les siens.

« Tu veux que je te montre à quel point je peux être tactile à certains moments ? »

Je me rapproche de lui sans être trop près. Je secoue mes deux petits flacons sous se yeux. L'un est une huile essentielle à la vanille. Parfum choisi pour lui, cette fragrance, je pense lui ira. De plus, la vanille et son grain de peau vont bien ensemble. Je souris avant de poser ma main au milieu de son dos.

« C'est à mon tour de montrer mes talents. Donc je t'en prie, va t'allonger ! Toi qui aimes bien le côté tactile, je suis sur que tu vas apprécier. Et j'insiste, ce n'est pas comme si tu avais le choix. »

Petit sourire en coin. Actuellement, je suis sur que je l'énerve.

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Posté le Lun 3 Fév - 18:43

C'est drôlement dangereux de s'attacher à quelqu'un, c'est incroyable ce que ça peut faire mal. Rien que la peur de perdre l'autre est douloureuse. C'est moche de guetter un signe de quelqu'un pour se sentir heureux...
loosing control.

Alors qu'il venait une énième fois de rater son lancer et que je venais de reposer les verres que je tenais dans mes mains sur la table de chevet, je le vis soupirer et reposer ses verres, lui aussi. Quelque chose n'a pas l'air de lui plaire. Au fur et à mesure qu'il haussait la voix, je penchais de plus en plus la tête sur le côté, essayant de le capter. Tout ce qu'il venait de me lancer à la figure, tournait à plein régime dans mon cerveau. Quand j'ai sous-entendu que j'étais surpris qu'il soit aussi sensible au toucher des autres envers sa propre personne, ça a dû le marquer pour qu'il réagisse ainsi. Et je maintiens. Non, je n'ai jamais vu une personne comme toi. Je n'ai pas pu m'empêcher de rouler des yeux à sa réplique de Tu crois que tout le monde aime se faire des câlins à tout va ? C'est bon, hein. T'es prude ou quoi ? Je t'enlaçais pas amoureusement, faut pas pousser non plus. Une façon de faire craquer mes prétendantes ? Tout le monde sait que je cours les jupes. C'est connu. D'ailleurs le scandale d'il y a quelques années, ça l'a montré à tout le monde. Franchement Délégué, tu crois que j'ai que ça à faire ? Le mystérieux mais câlin Hyun Soo ? Au fond, je me demande si tu ne serais pas l'inverse de tout ce que tu montres. Qu'est-ce que tu sais de moi au juste ? Tu ne me connais pas. Alors, je vois pas de quoi tu te mêles. J'ai jamais été faux avec quelqu'un, avec personne. Quand j'aime pas une gueule, je le dis. C'est toi que je pige pas. Tu crois que je m'amuse à jouer double jeu ? J'ai que ça à faire pour toi ? Sérieusement, s'il continue comme ça, je suis capable de partir au quart de tour. Il vaudrait mieux pour lui qu'il se calme.

Tu montres un visage froid H24, tu ne montres aucun sentiment et pourtant, tu colles tout le monde. Je.. Bon, il n'est pas bête, c'est sûr. Pourtant, je suis tactile, et je n'y peux rien. Je crois que, j'ai besoin de toucher ceux qui m'entoure, même ceux que je hais. C'est une forme de... parole ? Je parle peu, mon visage ne s'exprime pas beaucoup non plus, alors je m'exprime avec les actes. J'en ai besoin, sûrement pour montrer aux autres ce que je ressens. Ça te semble tout facile pour toi, de crier, de rire, de sourire, mais pour moi, c'est une autre paire de manche. Je l'observais m'afficher un sourire en coin avant de partir fouiller dans son sac. Je le fixais avec un regard interrogateur. Je ne sais pas ce qu'il va me sortir mais, ça ne présage rien de bon, je le sens. A un moment, il s'est retourné vers moi, et là encore, ça sentait mauvais pour moi. Qu'est-ce qu'il mijote dans son coin ? J'aime pas ça, je supporte pas, il faut que je sache. Il a alors planté ses yeux dans les miens, comme s'il me défiait. Tout ce que j'aime.

J'ai écarquillé légèrement les yeux en l'entendant et en le voyant agiter deux flacons devant moi. Que.. ? Les deux flacons, et le côté tactile, ça peut ne vouloir dire qu'une chose: massage. Euh. Il est certain, là ? J'avais tellement envie de rire devant son nez, chose que je ne fais guère, puisque rire, je ne connais pas vraiment. Mais là.. Il veut me prouver qu'il peut être tactile, et je crois qu'il commence à comprendre que j'aime quand on joue avec moi, ou quand on me défie. Je l'ai sentis poser la main dans mon dos, mais je n'ai rien dis. Je croyais qu'il aimait pas le contact ? Mais c'est vrai qu'avec son métier, il n'a pas trop le choix. D'ailleurs, d'après ce qu'il me disait en ce moment, moi non plus je ne l'avais pas.

C'est vrai qu'en temps normal, qu'on me dise ce que je dois faire ne m'aurait pas plu du tout. Mais il est si fier le petit Intello de pouvoir me montrer ce qu'il sait faire, que je ne peux pas refuser. Seulement, quand j'ai levé les yeux des flacons que je fixais depuis une bonne dizaine de secondes jusqu'à son visage, son sourire en coin m'a énervé, soudainement. Il se fout de moi. Bordel, je vous jure que je vais l'étriper. Il va passer par-dessus bord s'il joue avec le feu. Mon regard s'est alors planté dans le sien, rempli de lueurs scintillantes.

Enfin.

« Allons-y, dans c'cas. Montres-moi ce que tu vaux, petit Kim. », avais-je lâché nonchalamment en commençant par enlever ma chaîne en argent.


Ça ne coûte rien d'essayer. Je vais pouvoir comprendre comment il a réussit à se faire un nom. Même si son regard était toujours posé sur moi, déboutonner ma chemise devant lui ne me dérangeait pas plus que ça. Mais vu qu'il a l'air d'être bouleversé rapidement et pour rien en plus, j'ai eu le réflexe de me retourner, au cas où, on ne sait jamais, il pourrait me faire une attaque ce gamin. Après avoir déposé ma chemise sur le bord du lit, j'ai tourné la tête vers lui, lui lançant un regard entendu avant de m'allonger sur le lit, attendant patiemment.

« Et pour te répondre. Peu importe comment tu peux bien me voir. J'en ai plus rien à faire du regard des autres à présent, alors c'est pas le tien qui va me préoccuper. Mais la façon dont tu as réagis, ça m'a surpris, je te le dis franco. Je t'ai pas câliné passionnément tout à l'heure hein, je me suis rapproché de toi, pour t'expliquer. Pas ma faute si Monsieur est Prude. Un dernière chose; moi, je ne parle pas, j'agis. »

Oui, et des actions, t'en as pas finit d'en baver avec moi. J'utilise énormément le contact physique pour provoquer aussi, mais pas pour séduire comme il l'a si bêtement dit il y a quelques minutes. Je provoque en me rapprochant de la personne concernée, parce que je sais que mes yeux font peur, ils transpercent et ça fait ma force. Je sais que lorsque je plante mon regard dans celui d'un autre, que tous les sentiments haineux que je pourrais ressentir, vont refaire surface dans mes pupilles, et que généralement, ça l'impressionne l'autre. J'ai pris cette habitude, parce que pour moi, les gestes sont plus révélateurs que les paroles. Oui.

Tu parles, tu parles, tu parles, Sung Il. Comme Min Ah, vous parlez tous. Mais ce ne sont juste que des mots, vous ne le pensez pas vraiment. Par-derrière, vous ne dîtes pas la même chose. Au moins, moi, avec les gestes, je ne vous mens jamais. Ou presque.



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Posté le Lun 3 Fév - 21:50

Ouvrir son cœur, c'est la clé du bonheur. Ouvrir son cœur nous envie de faire sourire son camarade, de lui offrir de la joie. Et si chacun répète cette envie, une autre personne en aura envie. Peu à peu, le monde ouvrira son cœur et peu à peu, le monde sourira.
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Je lui fais comprendre avec de simples mots qu'il va se faire masser par mes soins. Je ne lui laisse pas le choix, sinon je me doute qu'une réponse négative se fera entendre. Et il n'y pas que lui qui va montrer toute l'étendue de ses talents. Je suis rarement de nature à montrer tout ce que je sais faire mais je ne vais pas m'en cacher face à lui. Sérieusement, j'aime remettre les gens à leur place et leur montrer qu'ils sont comme moi. Une personne comme une autre, un être humain. Quel que soit le statut social,  les croyances, les désirs, nous sommes tous pareils.

Je l'observe toujours, préférant vérifier qu'il va bien s'allonger sur son lit et ne pas partir. Bon point, ses yeux se sont écarquillés. Apparemment, je l'ai choqué le petit HyunSoo. C'est vrai qu'après lui avoir clairement dit que je n'étais pas tactile, je lui parle de massage. Qui a dit que j'étais un homme simple à comprendre ? Après un temps de blanc dont je ne saurais définir la durée, il se reprend et retire son collier. Oh... Il va vraiment le faire sans rien contredire. C'est qu'il me surprendrait à son tour. Je confirme, il accepte. On avance, c'est bien. Je te jure, tu vas craquer sous mes doigts. Ce que je vaux ? Demandes le à mes clients, à mon associé, à ma famille. Enfin, ne leur demandes pas. Après tout, tu vas toi même découvrir les doigts magiques de SungIl. Bien que je ne m'attende pas à un compliment, je m'attends plutôt à un bof ou une critique. Mais ton corps ne me trompera pas mon cher. Je lis le corps de l'homme moi.

Je ne dis rien lorsqu'il commence à déboutonner sa chemise. Ça me surprend aussi. Rare sont les personnes qui osent se mettre à moitié nu lors d'une première rencontre. En y repensant, il est vrai que c'est loin d'être la première fois que je le vois torse-nu puisque nous avons déjà partagé des cours de sport ensemble et par la même occasion, les vestiaires. Étant un homme attiré par les hommes, je ne peux m'empêcher de regarder son corps. Il a bien changé, de manière positive, depuis nos années partagées. Ses bras ainsi que ses pectoraux et son torse en général ont pris du muscle. Les traits sont dessinés sans être non plus trop visible. Une fine musculature plutôt agréable. Il me montre alors son dos et je continue de regarder tranquillement, feignant un air de désintérêt total. Sa ligne de dos est plutôt belle à regarder. Je l'avoue, j'aime regarder les lignes de dos des hommes et mon boulot a de quoi me satisfaire de ce côté. Celle de HyunSoo est bien droite et l'on voit parfaitement où est sa colonne vertébrale. Ses omoplates sont tout aussi bien dessinés.

Dès qu'il se retourne, il me regarde et comme d'habitude, je lui envoie un sourire rayonnant. Je me rapproche de lui d'une démarche posée et le laisse s'allonger sur le lit. Bon, je ne crois pas que ça le dérange mais je vais devoir m'installer sur lui là. Le lit est bien trop bas pour que je puisse le masser sans me casser mon propre dos. Je pose les deux flacons à ses côtés et le préviens pour ne pas trop le surprendre.

« Désolé mais je suis obligé de m'installer au dessus de toi. Le lit est trop bas pour te masser debout. »

A peine prévenu, je m'installe sur lui, passant chacune de mes jambes d'un côté de son corps. Je reste sur mes genoux pour ne pas m’asseoir sur ses fesses, ce serait loin d'être confortable pour lui. Contre toute attente, il finir par répondre à mon petit monologue précédent, je l'écoute attentivement, coupant court à toutes mes activités. Puis, je lui réponds, sans réfléchir, lâchant juste ce qui me passe par la tête.

« Je pense bien que tu n'es pas du style à faire en fonction du regard des autres, je dis juste qu'il y aurait peut-être des choses, des sentiments que tu ne veux pas montrer. Tout le monde en a. Après, il y a toujours l'exception à la règle et peut-être est-ce toi. Je ne peux prétendre te connaître, je ne suis pas idiot. Oui, j'ai réagi tout à l'heure, tu m'as surpris. Tout le monde ne se touche pas directement, sans se connaître, même si le geste est minime. Bon, je suis sans doute un peu prude aussi. Tout le monde a ses défauts. Oh ! Et je me doute bien que tu agis, que tu n'es pas du genre à seulement regarder. Et si tu penses que, moi, je le suis, tu te mets le doigt dans l’œil. Je parle beaucoup mais j'agis aussi, mais si je réfléchis avant. Pas que tu ne réfléchisses pas hein. »

En même temps que mon monologue, j'avais ouvert le premier flacon et avait pris le temps d'étaler la crème sur tout son dos, allant du haut de sa nuque jusqu'au tissu de son pantalon. J'ouvris la deuxième flacon et l'éparpilla sur mes mains, répandant une douce odeur de vanille. Cette odeur me faisait voyager loin, vers ses îles ensoleillés d'occident. Je souris légèrement avant de poser délicatement mes mains sur se épaules. Lentement, dans des gestes doux mais précis, je commençais à faire des ronds. Je m'étais assez de force dans mes mouvements pour leur donner un peu d'impact. Mes doigts glissaient sur sa peau grâce à l'huile vanillée.

« Et beh, je ne sais pas si c'est parce que tu es gêné ou que tu es comme ça tout le temps ou bien parce que je t'énerve mais tu es sacrément tendu. Faut se détendre HyunSoo ! »

Je continue mes mouvements, jouant parfois de mes pouces, parfois de ma paume, baladant mes mains sur sa ligne de dos, sur ses omoplates puis ses épaules. Chaque recoin de son dos passe sous mes doigts, essayant de relaxer ce dos plutôt très tendu.
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Posté le Sam 8 Fév - 17:27

C'est drôlement dangereux de s'attacher à quelqu'un, c'est incroyable ce que ça peut faire mal. Rien que la peur de perdre l'autre est douloureuse. C'est moche de guetter un signe de quelqu'un pour se sentir heureux...
loosing control.

Après qu'il ne m'ait pas laissé le choix, je m'étais finalement allongé mon lit, torse-nu et attendant patiemment qu'il commence. Je l'ai entendu me prévenir qu'il allait devoir se mettre au-dessus de moi carrément puisque le lit était trop bas. Je n'ai rien répondu à ça, et l'ai laissé faire comme il le sentait le mieux. Si ça peut m'éviter de l'emmener jusqu'à l'infirmerie pour dos cassé, ça m'arrange. Je sens le lit se pencher légèrement, et deux genoux se poser de chaque côtés. C'est à ce moment que j'ai choisi de répondre à ce qu'il m'avait lancé tout à l'heure. J'avais sorti tout cash, et je m'attendais à ce qu'il fasse de même ensuite. J'avais raison, quelques secondes plus tard, il me répondit à son tour. En même temps qu'il parlait, j'ai entendu un flacon s'ouvrir, et j'ai sentis soudainement sa main, étalant de la crème sur ma peau. J'ai fermé les yeux sous ce contact et j'ai continué de l'écouter sans rien dire.

Des sentiments que je ne veux pas montrer ? Je n'y ai jamais réfléchi, et je ne crois pas que ça existe chez moi. Forcément qu'il y a des facettes de moi que tu ne connais pas. Par exemple, tu ne sais pas combien je peux être différent lorsque je suis avec des personnes que j'apprécie beaucoup. J'ai affiché soudainement un rictus. Je ne suis pas idiot. Ah bon ? Je croyais. C'était ce que j'avais eu envie de lui sortir, mais je n'ai pas eu le temps de le couper qu'il continuait déjà son monologue. Dis donc, il en a des choses à me sortir pendant qu'il étale sa crème dans mon dos. Ah, je l'ai surpris tout à l'heure. Et oui, tu es prude. Je pense que je te le ferai savoir énormément à l'avenir. Je vais bien m'amuser avec ce gars qui supporte pas le côté tactile. Tu agis aussi ? Tu agis sûrement beaucoup moins que moi. Par contre, ce qu'il a dit à la toute fin, je l'ai pris mal, très mal. Comment ça il réfléchit avant ? Pas que tu ne réfléchisses pas hein. Je ne te crois pas, tu te fous de ma gueule là. Ça se voit que tu penses totalement le contraire. Joues pas à ça avec moi, tu sais que tu vas perdre pourtant. Il s'est enfin arrêté de papoter, et je l'ai entendu ouvrir le deuxième flacon. Quelques secondes après, une légère et douce odeur de vanille, il me semble, a flotté dans l'air jusqu'à mes narines. Ses mains se sont d'abord posées sur mes épaules, et faisaient des cercles, des ronds sur ma peau. Ils semblaient précis, et parfois je le sentais, il appuyait un peu plus fort. J'avais gardé les yeux fermés, et je devais l'admettre, bien que cela ne me viendrait jamais à l'idée de le lui dire en face, il savait bien se servir de ses mains, et de ses doigts. Je n'ai jamais vraiment eu de massages en fait, et c'est vrai que ça permet amplement de se détendre. Et l'odeur de la vanille, ajoutée à ses gestes lents et bien répartis, commençaient à me faire comprendre pourquoi il était si connu et pourquoi il avait réussit.

Gêné, moi ? Jamais. Ce qu'il venait de me sortir tout à coup m'avait assez surprit. Tendu ? Je ne l'avais pas spécialement remarqué, mais apparemment, il l'avait ressenti. Faut se détendre HyunSoo ! Facile à dire, quand ta petite personne m'énerve profondément, comment veux-tu que je me détende ? Enfin, c'est vrai que je suis moins stressé là. Il continuait ses mouvements aux senteurs vanillées, et j'avais l'impression qu'il n'allait jamais s'arrêter. Il semblait parfaitement savoir ce qu'il faisait, et où diriger ses doigts pour détendre et faire le plus grand bien. Moi qui voulait rester de marbre devant lui, j'ai peur de me dire que c'est raté. Pourquoi je perds la face comme ça ? Je ne peux pas me détendre totalement, je ne veux pas qu'il jubile le petit. Pourtant...

Ses mains descendirent le long de mon dos, dessinant ma ligne parfaitement. Bon sang, j'aime vraiment pas dire ça, mais je ne veux pas qu'il s'arrête, c'est franchement agréable. A un moment, ses doigts ont appuyé à un endroit assez sensible. En fait, je ne sais pas vraiment si cet endroit est sensible ou quoi, mais ça m'a arraché involontairement un frisson. Ça va pas du tout, faut que je me calme. Ce n'est pas comme si sa séance de massage était carrément parfaite. J'ai enfoui ma tête soudainement dans l'oreiller. Dans quel foutoir je me suis encore embarqué moi ? ... J'ai lâché un profond soupir mélangé de désespoir et de confort. Comment je vais pouvoir lui expliquer que ce frisson n'était pas dû à ses talents de masseur ?

« Mmh. Tu te débrouilles pas si mal. », avais-je lâché tout à coup d'une voix basse et grave.

C'est sortit tout seul. J'avais prévu de le casser au départ mais ça aurait été très pathétique de ma part de nier alors qu'il a très bien senti ma réaction il y a quelques secondes. Mais t'as pas gagné, mon petit. Ne sois pas si fier parce que tu as des doigts de fée. N'empêche qu'il continuait doucement ses mouvements lents et doux. J'ai alors affiché un léger sourire narquois. J'ai envie de le sortir.

« Il te plaît mon dos au moins ? Ah, ne t'en fais pas, je déconne hein. Monsieur Prude. »


C'est fait. Encore une pique, oh le pauvre petit. Ça me brûlait les lèvres depuis quelques minutes. J'aime le chercher aussi, le voir réagir comme tout à l'heure. Et surtout, terminer sur le fait qu'il n'est pas si mal en tant que Masseur, je ne l'aurai pas supporté. Ça m'aurait donné l'impression de ne plus maîtriser la situation, et je hais ça. Seulement lui aussi a un caractère de feu. Autant dire que ça donne l'ambiance assez électrique. Attendant sa réponse avec une certaine impatience, j'ai continué malgré moi à apprécier ses gestes répétitifs sur ma peau. Je me demande vraiment comme il peut ne pas être tactile alors qu'il sait énormément bien se servir de ses mains. S'il touchait les autres un peu plus souvent comme moi, il en ferait tomber beaucoup tellement son toucher est magique. Arf, je ne sais même plus ce que je dis. Oubliez.



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Posté le Sam 8 Fév - 18:52

Ouvrir son cœur, c'est la clé du bonheur. Ouvrir son cœur nous envie de faire sourire son camarade, de lui offrir de la joie. Et si chacun répète cette envie, une autre personne en aura envie. Peu à peu, le monde ouvrira son cœur et peu à peu, le monde sourira.
loosing control.

Je prends plaisir à masser le dos de HyunSoo. Mes mains glissent sur sa peau. Elle est douce et légèrement foncée, sans aucune imperfection. Tout en le massant, je l'observais. Sa ligne de dos droite, ses omoplates saillants, ses épaules bien formées et ses bras dévoilant quelques muscles. Bon Dieu, j'ai l'impression d'être un voyeur à le détailler comme ça. Mais il faut l'avouer, à mon cabinet, il est très rare que j'ai l'occasion de masser des hommes aussi jeunes et bien foutus.

Je me reprends un peu tout en continuant de le masser. Mes doigts continuent de se balader et de virevolter sur tout son dos. J'essaie de démêler les nœuds de ses muscles. Il est incroyablement tendu. Je lui pose la question mais elle reste sans réponse. J'aurais pourtant vraiment aimé qu'il me réponde. Savoir pourquoi il est aussi tendu, je vous jure c'est impressionnant. Mes doigts sont obligés de forcer pour commencer à le détendre. Je force dans le bas de sa nuque et à la naissance de ses épaules pour le détendre. La nuque est un point sensible du corps, un des centres du nœud. Je descend peu à peu, massant chaque côté de son dos et retournant au centre à la limite de son pantalon. Puis, je vais sur les côtés du bas de son dos et sa réaction me surprend. A peine ai-je effleuré sa peau qu'un intense frisson apparaît sur sa peau. Un sourire en coin se dessine sur mon visage. Endroit à retenir, ça peut aider. Je laisse mes doigts vagabonder ailleurs, feignant de ne pas l'avoir vu.

Sa tête s'enfonce dans l'oreiller alors qu'un immense soupir passe ses lèvres. On va le prendre sous le fait que ça l'énerve de me voir autant gérer un massage. Oui, je suis sur que c'est cela. Il doit détester le fait de me voir réussir quelque chose. Je ne sais pas ce que je lui ai fais pour qu'il me déteste au fond. Je veux bien que mes recommandations l'aient énervé quand on était dans la même classe mais de là à me vouer une haine, il y a une marge. Alors que je réfléchis pleinement à cette question, je l'entends me parler et... me faire un compliment ? Ce n'est pas une hallucination ? Je n'aurais jamais imaginé cela, c'est moi qui vous le dit ! Sa voix grave et basse est... sensuelle ? C'est le genre de voix que j'aime plutôt bien.

Je le regarde fixement, complètement choqué par sa voix. Je crois que c'est le genre de voix qu'avaient les hommes avec qui je suis sorti. Oulala~~ SungIl, va falloir te calmer. Ils m'ont quand même mis dans une cabine avec un gars qui ne me supporte pas mais qui aurait pas mal de point positif pour me séduire. Non mais je vous jure. M'enfin bon, heureusement que je suis terre à terre et rien ne se passera entre HyunSoo et moi. Il garde un bon nombre de points négatifs pour moi.

« Merci du compliment. »

Je continue de le masser. Ses muscles continuent de se détendre, je le sens de moins en moins tendu pour mon plus grand plaisir. Peut-être qu'au moins, il va arrêter de me regarder de manière agressive. Je suis sur que ça ne lui ferait pas de mal de me voir d'une manière moins hostile. S'il me regardait avec un peu plus de gentillesse, je suis persuadé que son regard sur moi changerait, même si mon sourire a l'air de l'insupporter plus qu'autre chose. Pourtant, il n'est pas moche ni horrible. Aish ~~ SungIl, ne cherche pas à comprendre un gars comme ça, tu vas te faire mal à la tête. De nouveau, il m'interrompt dans mes pensées. Je rigole face à sa phrase et finit par lui répondre en me penchant à son oreille.

« Tu déconnes ? Tu es sur ? Je parie que si je te disais qu'il est atroce, très moche et que tu devrais en avoir honte, tu te retournerais et tu me tirerais une balle si tu avais une arme à portée de main. »

Je souris en coin, profitant du fait que, de toute façon, il ne pouvait pas bouger puisque caler en dessous de moi. Je restais à moitié allongé sur lui et continuais de parler à son oreille.

« Bref, tu n'imagines pas à quel point j'aime ton dos. Il est pas mal du tout. Musclé, légèrement bronzé et sans défaut. On ne peut faire beaucoup mieux. Tu peux m'appeler Prude si tu veux, ça ne me gêne pas du tout et je ne le prends aucunement mal. »

Je me rassois correctement et sa petite faiblesse corporelle me revient. Un sourire en coin très prononcé apparaît sur mon visage. Heureusement qu'il ne peut le voir. Mes mains continuent de parcourir son dos, se dirigeant droit vers le point sensible découvert il y a quelques instants. Lentement, je frôle cette partie de son corps puis appuie volontairement plus dessus. Je sens que le frisson va venir. Je sais comment provoquer les frissons et encore plus quand la partie du corps est sensible.

« Dis moi HyunSoo, faut que tu me préviennes le jour où tu as une copine... Faut que je lui parle de ce point très sensible chez toi ! »

Je rigole légèrement avant de m'amuser à passer mes doigts sur cette endroit alors que les frissons apparaissent peu à peu. Si je continue, il va s'énerver ou bien ne rien dire parce que trop détendu mais je ne peux résister à l'envie de lui montrer qu'il ne gagnera pas contre moi.
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Posté le Dim 9 Fév - 15:19

C'est drôlement dangereux de s'attacher à quelqu'un, c'est incroyable ce que ça peut faire mal. Rien que la peur de perdre l'autre est douloureuse. C'est moche de guetter un signe de quelqu'un pour se sentir heureux...
loosing control.

Plus il me massait, plus je me sentais mieux. C'est vrai qu'au tout début, quand je l'ai vu à l’entrebâillement de la porte, la colère est rapidement montée en moi. Tout ce que j'avais en tête à ce moment-là, c'était Kim Sung Il va être ton coloc'. Tu vas devoir le supporter jour et nuit. Bon sang. Mais là, le massage qu'il me donne me fait du bien, et me calme un peu. Même si, au fond de moi, ça m'énerve tellement qu'il s'en sorte comme ça. Alors, je me devais de l'embêter un peu. Après m'avoir écouté, je l'ai entendu rire presque immédiatement, un rire cristallin qui paraissait sortir si facilement de sa bouche. Je l'ai sentis se pencher vers très près de mon oreille et me répondre d'une manière qu'il n'avait encore jamais fait devant moi depuis que l'on s'était revus. Enfin non, pour dire vrai, je ne l'avais jamais entendu prendre ce ton depuis que je le connaissais tout bonnement. J'ai cru entendre de la taquinerie dans sa voix, et je ne sais pas si j'ai rêvé.

J'ai affiché un sourire à ce qu'il venait de dire. Te tirer une balle, je ne sais pas, je n'ai pas pour habitude de tirer sur tout ce qui bouge. Mais le prendre hyper mal, ouais, sûrement. Je n'ose même pas imaginer dans quel état j'aurai été si tu me l'avais dis. Mais quand on y réfléchit bien, peu importe qu'il me le dise ou pas, je n'aurai pas pu me relever vu comment il s'est allongé sur moi là.

J'ai souri à nouveau en l'écoutant me parler à l'oreille. Ce qu'il fait ne me dérange pas, mais il m'étonne vraiment de plus en plus à se montrer proche comme ça. Il s'était tellement allongé sur moi que ce qu'il me dit ensuite ne m'étonna pas le moins du monde.

Bref, tu n'imagines pas à quel point j'aime ton dos. Ah oui ? Je te fais, enfin mon dos, te fait tant d'effet que ça ? Ça me flatte. Mais en même temps, vu comment que tu en profites, c'est sûr qu'il doit bien te plaire. Ce n'est pas que je n'aime pas la position que tu prends sur moi, mais c'est que t'es un peu lourd. Mais je trouve ça bizarre qu'il me complimente tout à coup, et qu'il marche dans mon jeu. Tant mieux. Et si t'appeler Prude ne te déranges pas, dans ce cas-là, je ne vais pas me gêner le moins du monde. Jusqu'à ce que tu craques en premier.

Il m'a semblé alors qu'il s'est rassit correctement sur moi. Il était temps. Je commençais à me demander s'il n'était pas devenu accro à ma peau. Ses mains ont recommencé à se balader dans mon dos, appuyant encore à certains endroits pour me détendre encore un peu plus. Il sait vraiment y faire, mine de rien. J'avais déposé ma tête sur mes bras croisés contre l'oreiller, les yeux toujours fermés, je le laissais continuer tranquillement. Seulement, il fit un truc complètement inattendu. En fait, pour tout vous avouez, je ne m'en souvenais plus. Mais lui, il avait enregistré. Au début, quand il a frôlé les côtés du bas de mon dos, j'ai sentis de légers frissons me reprendre, comme il y a quelques minutes. Puis ensuite, alors que je pensais qu'il allait passer à autre chose, il s'est fait un malin plaisir à appuyer sur mon point sensible pour que je frissonne de nouveau. J'avais l'impression de ne plus avoir le contrôle de mon propre corps, et ça commençait à me frustrer énormément. Parce que cet imbécile heureux s'y connaît et qu'il a envie que je fonde sous ses doigts. Ce que moi, je n'ai pas du tout envie de faire. Comme si j'allais le laisser gagner.

... Hein ? Qu'est-ce qu'il vient de me fanfaronner là ? Une copine, hein. Je n'en veux plus depuis ce qu'il s'est passé avec Min Ah. Puis, t'es sérieux Délégué ? Tu penses pas qu'elle trouverait ça étrange que ce soit toi qui lui apprenne mon point sensible ? Et puis toi, arrêtes de faire une fixette dessus ! Il a rit légèrement et continuait de s'amuser avec ma peau. J'ai fais une grosse connerie, je n'aurais jamais dû le laisser me faire un massage. Qu'est-ce qui m'a prit de dire oui ? Les secondes s'écoulaient, et il continuait. Ses doigts tantôt effleuraient ma peau, tantôt appuyaient dessus pour provoquer en moi des frissons assez répétitifs et grandissants. Je vais l'étrangler. Il s'amuse avec moi, et là, j'ai trop l'impression qu'il a la situation entière dans ses mains. Et moi qui ne peut pas bouger pour le stopper. Je vous jure que quand il va s'enlever je vais le plaquer contre le mur et lui faire bouffer ses flacons de crème à la noix !

A un moment, le frisson qui s'est emparé de moi fut tellement grand que j'en ai, malencontreusement, laissé échapper un soupir de plaisir. Je vais l'étriper, l'étrangler, le jeter par la fenêtre, le couper en morceaux et faire en sorte qu'il se souvienne de comment je m'appelle ! J'ai honte mais il fait ce qu'il veut avec ma peau et mon dos. S'il me fait une quelconque remarque sur le soupir que je viens de lâcher, je le vire de mon lit d'un coup de jambe.

... ET EN PLUS IL S'ARRÊTE PAS CET IDIOT ! La frustration grandissait tellement en moi qu'après un coup d'oeil furtif à sa position, j'ai balancé ma main derrière moi, attrapant son poignet du premier coup. Merci à mes bras longs, sinon, ça m'aurait été totalement impossible.

« A-Arrêtes ça immédiatement.. », avais-je murmuré du même ton grave et bas que tout à l'heure.

Parce que, ce que je ne vous avais pas dis, c'était que je commençais à avoir chaud, très chaud. Et ce n'est pas bon du tout. En tout cas, la température de mon corps avait augmenté suite aux frissons saccadés et répétitifs qu'il m'avait provoqué. S'il ne se stoppait pas maintenant, je ne sais pas du tout dans quel état je pourrai être dans quelques minutes. Min Ah ne l'avait jamais découvert, ce point sensible. C'est étrange que ça soit lui, surtout lui, qui le découvre en premier. Je n'en connaissais même pas l'existence. Ouais, il est vraiment bon dans son domaine, faut le dire.

« J'ai pas d'copine et j'en veux plus, donc t'auras aucune raison de le raconter. Par contre, si tu veux pas que Monsieur au beau dos musclé te plaque contre le mur et te fasse comprendre comment il se nomme, t'as intérêt à te stopper dans la seconde qui suit. »

Bordel, j'ai trop trop chaud. J'ai besoin d'ouvrir un peu le hublot. Mais ce qui m'énerve le plus, c'est de sentir qu'il est content. Il est content, parce qu'il veut gagner lui aussi. Tiens, un point commun. On veut tous les deux prendre le dessus sur l'autre, mais ne t'en fais pas petit Sung Il, t'es trop prude pour gagner contre moi. Et si tu veux jouer à faire craquer l'autre, on va jouer à ça. Seulement, dommage pour toi, tu ne m'as pas encore vu à l'action. Mon pauvre, tu vas prendre cher. Très cher.



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Posté le Mer 12 Fév - 21:15

Ouvrir son cœur, c'est la clé du bonheur. Ouvrir son cœur nous envie de faire sourire son camarade, de lui offrir de la joie. Et si chacun répète cette envie, une autre personne en aura envie. Peu à peu, le monde ouvrira son cœur et peu à peu, le monde sourira.
loosing control.

Je laisse aller mes doigts sur son dos. Masser quelqu'un me repose par la même occasion et me fait voyager de plus. En effet, lorsque je masse quelqu'un, il me suffit de fermer les yeux pour m'imaginer loin d'un cabinet de massage, sur une plage, dans un jardin, dans un lit ou ailleurs, je peux tout imaginer.

Une chose que j'aime aussi en massant les gens, c'est de leur procurer du bien-être, du plaisir. Seulement avec des doigts, on peut rendre une personne heureuse, il suffit de s'y prendre. Avec de simples mouvements, je peux faire souffrir et sourire. Je peux créer une ambiance de torture comme une ambiance de plaisir intense. Je peux tout inventer, je suis un genre de magicien mais toute la magie se trouve dans mes mains. Actuellement, avec HyunSoo sous celles-ci, je peux inventer l'ambiance qui me plaît mais le contraste avec lui, c'est que ça ne marche pas totalement. Son corps aura beau réagir à ce que je fais, son cerveau ne suivra pas. Il est trop borné pour ça.

Alors que je m'amuse – comme un petit fou – à passer et repasser mes doigts sur son point faible, je vois ses frissons naître sur sa peau. Ils sont plus ou moins visibles en fonction de la délicatesse que j'influe à mes gestes. Bientôt, ils ne disparaissent plus et sont plus que visible. Son dos est parsemé. Je souris en coin, fier de moi. Avec cela, il n'est pas prêt de contredire le fait que mes massages ne lui font aucun effet ou bien qu'ils sont moyens. Je continue de m'amuser avec cet endroit plus que réactif, le laissant tranquille à certains moments mais y revenant bien assez vite. Soudainement, les frissons s'amplifièrent, le duvet sur sa peau se hérissa et un profond soupir de plaisir sortit d'entre ses lèvres. Mes doigts arrêtèrent de bouger pendant un instant, surpris par sa réaction mais reprirent bien vite leur activité pour ne rien laisser transparaître. Heureusement que tous mes clients ne réagissent pas sinon je me sentirais bizarre. Pris dans l'action, je ne pus empêcher une remarque sortir de mes lèvres.

« Et bien, j'espère que tes ex connaissaient cet endroit parce qu'il te fait un sacré effet ! »

Je rigolais légèrement, reprenant un véritable massage plutôt qu'une torture pour son esprit. Je repassais en haut de son dos, caressant doucement ses omoplates et redescend au creux de son dos. Sa peau était vraiment douce, c'était plus qu'agréable d'y passer les mains. Mais sans que je ne m'y attende il attrapa un de mes poignets, je m'arrêtais, surpris et le regardais, voulant savoir ce qu'il avait. Me stopper ? L'hésitation au début de sa phrase montre combien son soupir l'a, lui aussi, étonné. Alors qu'il me dit cela, ma main libre reprend son activité précédente. Je l'écoutais parler en même temps. « J'ai pas d'copine et j'en veux plus, donc t'auras aucune raison de le raconter. Par contre, si tu veux pas que Monsieur au beau dos musclé te plaque contre le mur et te fasse comprendre comment il se nomme, t'as intérêt à te stopper dans la seconde qui suit. ». Je souris en l'écoutant. Pas de copine et il n'en veut plus ? Une histoire qui s'est mal terminée j'imagine. Ainsi donc Monsieur au beau dos ne s'imagine pas avec autre chose qu'une fille, c'est bon à savoir. Je vais donc pouvoir continuer à lui triturer le dos sans qu'il ne se fasse des films. Me plaquer contre un mur ?! En fait, je vais revoir mes idées, il pourrait bien me surprendre même s'il ne s'intéresse pas aux filles.

« HyunSoo, tu apprendras que si tu ne veux plus de copines, la possibilité d'un copain n'est pas à exclure. Sait-on jamais, si tu es trop dégoûté des nanas , tu vas finir par regarder les garçons... Enfin bon, je n'en sais rien mais je trouverais bien quelqu'un à qui le dire. »

Je souriais en coin. Ca ne m'étonnerait pas qu'il se révolte contre ce que je viens de lui dire. Souvent les hétéro partent au quart de tout quand on leur dit ça, c'est toujours assez marrant à voir. Je regardais ma main toujours retenue par la sienne. Je fis en sorte qu'il la lâche et reprenais où j'en étais, l'air de rien.

« Tu te nommes HyunSoo, il n'y a pas besoin de me plaquer contre un mur pour me faire comprendre comment tu te nommes, je t'assure. »

Je souriais en coin. Le pauvre, j'étais pire qu'en train de le chercher. Si je continuais, il allait vraiment me détester mais je voulais lui montrer que je ne le laisserais pas se croire supérieur à moi ou tout du moins, qu'il ne gagnera pas comme ça.

« En tout cas, mes mains font leur effet, tu t'es bien détendu depuis tout à l'heure. Le seul nœud qui reste, c'est celui dans ta tête qui veut pas se relâcher ! Faut se détendre là dedans ! »

En même temps que ma dernière phrase, je tapotais l'arrière de sa tête de manière amicale.
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Posté le Dim 23 Fév - 19:07

C'est drôlement dangereux de s'attacher à quelqu'un, c'est incroyable ce que ça peut faire mal. Rien que la peur de perdre l'autre est douloureuse. C'est moche de guetter un signe de quelqu'un pour se sentir heureux...
loosing control.

A cause des frissons à répétitions, ma respiration s'était accélérée et la chaleur de mon corps avait augmenté. Mais le plus horrible dans tout ça, c'est que celui qui provoque entièrement ces réactions-là chez moi, c'est mon rival de Lycée. Je n'y comprends vraiment rien. Je sais qu'il a un talent de masseur, mais enfin.. Bref, revenons au moment présent. Je serrais sa main fortement, espérant lui faire comprendre que je voulais qu'il arrête. Pourtant, il n'avait pas l'air de capter. Alors qu'il avait une main de bloquée, il avait reprit le massage avec son autre main. Il n'a pas l'air de se rendre compte d'où il s'embarque là. Il veut vraiment que j'utilise la force. Ce n'est pas parce qu'il est au-dessus de moi qu'il faut qu'il croie naïvement que je ne peux rien faire, bien au contraire. Mais pour l'instant, je vais essayer de me contenir, je dis bien essayer.

Je sentais qu'il souriait pendant qu'il parlait. Je l'écoutais le plus attentivement possible, essayant de faire abstraction de ses mouvements plus que subtils sur ma peau. Après l'avoir écouté, j'ai laissé échappé un léger rire. S'il savait. Je ne sais pas pourquoi il me dit ça, mais enfin.. c'est amusant, dans un sens. Ça se voit qu'il ne me connait pas assez. Pendant que je réfléchissais à ce qu'il venait de me dire, il en a profité pour se défaire de mon emprise et reprendre son massage. Alors que je lui avais clairement signalé d'arrêter tout. Est-ce qu'il se fout de moi ?

.. Oui, il se fout de ma gueule. Il avait une nouvelle fois haussé la voix, mais son ton n'avait fait que plus m'énerver. J'ai pas envie de rire. Arrêtes de jouer à l'imbécile quand je sais très bien que tu ne l'es pas. Tu as très bien compris ce que je voulais dire. Ce pauvre Délégué essaie de me pousser à bout. C'est ce qu'il cherche vraiment ? Parce qu'il va me trouver, et bien plus rapidement qu'il ne le croit. Et encore une fois, comme si je n'en avais pas encore eu assez, il continue de fanfaronner pendant que je suis allongé là, à essayer de faire abstraction de ses mouvements plus qu'agréables dans mon dos.

En tout cas, mes mains font leur effet, tu t'es bien détendu depuis tout à l'heure. Le seul nœud qui reste, c'est celui dans ta tête qui veut pas se relâcher ! Faut se détendre là dedans ! Il a tapoté ma tête amicalement, mais ça n'a eut que pour effet chez moi de m’arracher une grimace contre l'oreiller. Ça y est, j'en peux plus. Je sature. Je vais le tuer. D'où il se permet de me tapoter la tête comme si on était les plus grands amis du monde ? Je ne t'aime pas, dégages, dégages ! Je me suis relevé difficilement avec mes bras (parce qu'il était toujours au-dessus de moi cet idiot), me suis tourné légèrement et ai pris ses poignets.

Ça a dû le surprendre parce que j'ai pu le repousser de moi et le plaquer contre le mur à côté rapidement. Mes yeux noirs de jais se sont plantés dans les siens pour ne plus en sortir. Je tenais ses poignets toujours fermement contre le mur, et j'en avais rien à faire que ça devienne rouge ou bien encore qu'il ait mal. Nos visages étaient proches au point que mon souffle bruyant faisait vibrer les quelques mèches de cheveux qui lui étaient tombées sur le front.

« Y a quoi qu'tu comprends pas dans 'Arrêtes ça immédiatement' ? Tu veux p'têtre que je te fasse un dessin ? Je croyais que t'étais intelligent. Tu comprends pas le coréen ou quoi ? »

Mon regard n'avait pas lâché le sien. Il croyait vraiment que j'allais lui lancer des fleurs ? Pendant que mes yeux se trouvaient dans les siens, j'entendais sa respiration qui était rapide aussi. Et, je ne sais pas pourquoi, mais je forçais mon regard à rester dans le sien, comme si, si je ne le faisais pas, mes yeux auraient observé chaque parcelle de son visage. La distance entre lui et moi était tellement faible que ça aurait été facile pour moi de le détailler encore plus.

« Utiliser la faiblesse de quelqu'un, c'est faible. T'es ridicule, c'est toujours moi qui aura le dessus sur toi. »

J'ai affiché un léger sourire narquois avant de finalement lâcher ses yeux et de descendre les miens un peu plus bas. Autrement dit, vers ses lèvres. J'ai détourné mon regard mais il s'est ensuite reposé dessus sans que je ne m'en aperçoive vraiment. Tiens, on peut pas dire qu'il n'a pas été gâté par la nature de ce côté-là. Elles donnent envies. J'ai cligné des yeux plusieurs fois pour me remettre les idées au clair. Bon sang, qu'est-ce que je fabrique ? C'est pas le moment de fantasmer sur sa bouche. Surtout lui en plus.

« Ah, aussi, j'oubliais. Tu ne m'apprends rien, je regarde déjà les hommes. » avais-je rajouté dans un souffle grave et bas.

Tout en disant cela, un nouveau sourire s'était affiché sur mon visage et mes pupilles noirs regardaient à nouveau ses lèvres. Il ne m'intéresse pas le moins du monde, non. Bordel, dites-moi que je fais ça pour le déstabiliser. Oui, de toute façon, ça ne peut être rien d'autre. S'il voit que je suis comme ça avec lui, il va se faire des films, et ça ne fera que de m'amuser encore plus. Petit SungIl.. Tu ne gagneras pas. Pas contre moi. Je ferai en sorte que tu le comprennes, d'une manière ou d'une autre.



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Posté le Mer 26 Fév - 22:02

Ouvrir son cœur, c'est la clé du bonheur. Ouvrir son cœur nous envie de faire sourire son camarade, de lui offrir de la joie. Et si chacun répète cette envie, une autre personne en aura envie. Peu à peu, le monde ouvrira son cœur et peu à peu, le monde sourira.
loosing control.

Je profite pleinement de son dos, sachant pertinemment que je n'en toucherais pas d'aussi parfait avant un moment. Devrais-je ouvrir un cabinet seulement pour beau dos ? Non mais clientèle serait trop limité, surtout que tout est relatif. Certains doivent trouver leur dos beau alors que... et bien, pas du tout ! Je rigole intérieurement. Le pauvre, je suis en train d'essayer de le détendre et pourtant mon comportement doit l'horripiler. Je vois bien qu'il déteste être 'inférieur' à moi et là, il l'est presque totalement ai-je envie de dire.

Je le cherche toujours un peu plus, allant même jusqu'à lui tapoter la tête. Geste qui normalement est réservé aux personnes qui se connaissent bien. Je m'amuse vraiment à l'embêter et j'en profite pendant qu'il ne dit rien ou ne fait rien contre moi. Malheureusement, ça ne dure pas longtemps. Je le sens se trémousser sous moi. Je me redresse un peu pour voir ce qu'il veut mais aucun mot ne sort de ses lèvres. Seuls ses mains se saisissent de mes deux poignets, je le regarde légèrement surpris par son mouvement. Je relève mon regard pour qu'il finisse dans le sien. Je n'ai pas le temps de plus réagir sur ce qu'il fait que je me retrouve plaqué contre le mur, assez proche de lui. Mes bras sont collés contre la paroi blanche. Je cligne des yeux avant de les replonger dans les siens plus que noirs.

Pour dire vrai, je me suis toujours imaginé que ce genre de position arriverait dans ma vie. Un genre de fantasmes inassouvi depuis mes années de lycée. Oui, j'ai des fantasmes comme tout le monde non. Mais alors j'ai beau fantasmé sur cette position, je dois dire que je ne me l'étais imaginé dans ce genre de situation. J'étais très loin d'imaginer que la première fois que je la vivrais, c'était dans un bateau, face à HyunSoo. La vie nous réserve toujours des surprises.

Je l'observe, profitant de sa proximité pour détailler chacun de ses traits. Sa peau est aussi parfaite qu'il y a quelques années. J'espère que ce gars se rend compte de la chance qu'il a ! Ses traits sont toujours aussi fin et doux. C'est le plus surprenant. Voir de la douceur dans ses traits alors qu'il a un air si dur et si froid tout le temps. Ce mec est tout un concept. M'enfin bon, ce n'est pas comme si je cherchais à le comprendre. Je sors de mes pensées en sentant son souffle sur moi, faisant bouger quelques une de mes mèches de cheveux. « Utiliser la faiblesse de quelqu'un, c'est faible. T'es ridicule, c'est toujours moi qui aura le dessus sur toi. ». Je le regarde, souriant en coin. Et alors ? Qui n'utilise pas les faiblesses de quelqu'un à son propre avantage, j'en connais très peu. Et c'est ainsi que vire le monde en ces périodes de changement. Lui qui aura toujours le dessus, qu'il y croit s'il veut. Personnellement, je suis loin de penser ainsi. Pour dire vrai, je pense que l'on a, à quelque chose près, le même niveau. Nous devons chacun avoir nos points forts et nos points faibles.

Je m'abstiens de tout commentaire. Je ne vais pas non plus lui envoyer des fleurs, je suis persuadé qu'il s'en envoie assez. Mon regard suit le mouvement de ses yeux et je comprends bien assez vite qu'il s'est posé sur mes lèvres. Je hausse un sourcil, très surpris par ce mouvement. Il détourne les yeux avant de revenir dessus. Je le reconnais, mes lèvres légèrement bombées sont plutôt sympathique à regarder et sans doute à embrasser. Je ne peux dire, je ne m'embrasse pas moi même. Je devrais demander à mon ex avec qui je suis resté en contact. « Ah, aussi, j'oubliais. Tu ne m'apprends rien, je regarde déjà les hommes. ».

Oooooh~~ Surprise du jour bonjour ! Alors là, je ne me le cache pas et je crois que l'expression sur mon visage doit bien le montrer aussi mais je suis choqué. J'étais loin de m'imaginer qu'il était de ce bord. Je le voyais parfaitement à marcher dans la rue, main dans la main avec sa petite-amie, rendant jaloux les personnes autour d'eux jalouses de leur bonheur affiché. Comme quoi tout le monde peut se tromper. Je le fixe et soudainement, notre position me gêne. Savoir qu'il est tenté par les hommes et qu'actuellement, je suis en extrême position de faiblesse me rend mal à l'aide. Je me doute qu'il ne va pas me sauter dessus mais son regard persistant sur mes lèvres et son sourire en coin ne m'y aide pas. J'essaie de me changer les idées en parlant.

« Oh~ Tu fais donc parti des ces quelques chanceux ayant comme partenaire potentiel le choix parmi 6 milliards de personnes ! En tout cas, ça m'étonne... Je ne pensais pas que tu étais de ce bord. C'est une sacré surprise... »

Je termine ma phrase en baissant le ton, me rendant compte que ce que je dis est sans intérêt. Je détourne les yeux et regarde derrière lui, ne sachant que faire. Puis, je ne sais pourquoi, peut-être pour cacher ma gêne ou bien pour le faire bouger plus vite, j'ose dire des choses que je n'aurais jamais pensé dire.

« Bon sinon, j'étais loin d'imaginer que je finirais dans cette position avec toi. Sincèrement, je pensais juste que ça m'arriverait avec mon copain ! »

J'évite toujours autant de le regarder, préférant regarder par le hublot comme s'il allait me changer les idées. Dans tous les cas, j'essayais de penser à autre chose que son souffle sur mon visage et son incroyable position de domination sur moi. Choque à laquelle je ne suis plus habituée depuis un moment.
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Posté le Dim 2 Mar - 16:12

C'est drôlement dangereux de s'attacher à quelqu'un, c'est incroyable ce que ça peut faire mal. Rien que la peur de perdre l'autre est douloureuse. C'est moche de guetter un signe de quelqu'un pour se sentir heureux...
loosing control.

Le silence avait envahi la pièce brusquement lorsque je l'avais plaqué contre le mur. Seul mon souffle fort exprimant ma colère et ma frustration se faisait entendre. Je ne le plains pas, il m'a bien cherché. Il n'avait qu'à arrêter lorsque je le lui ai demandé ou plutôt ordonné, je ne sais pas trop. Lorsque je lui ai assuré que ce serait toujours moi qui aurait le dessus sur lui, il n'a rien ajouté. Tu vois que j'ai raison. Pourquoi tu t'entêtes tant ? Enfin, ensuite je n'avais pas réussis à m'empêcher de regarder sa bouche. Une fois, puis j'avais détourné le regard, geste qui n'avait servit à rien puisque mes yeux étaient ensuite retournés dessus. Je savais qu'il sentait que je l'observais, et j'étais heureux. Je suis content parce que je sais bien que mon regard insistant le perturbe, ça se voit. Rien qu'en un coup d'oeil, j'ai vu qu'il était perturbé. Et lorsque je lui ai annoncé, non sans avoir fait exprès, que les hommes m'intéressaient autant que les femmes, il a paru être encore plus mal à l'aise. Oh~ Voilà qui est très amusant et intéressant. Il a affiché une expression choquée, presque d'ahuri complet. J'avais tellement envie de me foutre de lui, là maintenant, tout de suite. Mais en même temps, alors que nos visages étaient énormément proches l'un de l'autre, son air surpris le rendait en quelques sortes, hm, comment qu'on désigne ces personnes à l'air tellement bête qu'elles font craquer une tonne de gens autour d'elles ? Ah oui, adorable. Je crois que c'est le mot, et je crois que beaucoup de filles et de gars auraient voulu être à ma place en ce moment. Peu après, il s'est mit à me fixer profondément, apparemment perdu dans ses pensées. J'avais gardé mon regard sur ses deux lèvres roses, et mon sourire en coin n'avait pas disparu. Je le déstabilise, et je n'en suis pas peu fier. Surtout que là, il n'est pas vraiment dans la bonne position pour riposter. Je crois que c'est ça qui le dérange, sa soumission par rapport à moi dans cette position. Est-ce qu'il a peur que je lui fasse un truc, que j'aille plus loin ? Rassures-toi mon petit, tu ne m'intéresses pas. Enfin, tu n'es pas moche, même plutôt beau, seulement, à part pour t'embêter, je ne vois pas l'intérêt de te faire croire que je veux plus que ça de ta part.

Oh~ Tu fais donc parti des ces quelques chanceux ayant comme partenaire potentiel le choix parmi 6 milliards de personnes ! En tout cas, ça m'étonne... Je ne pensais pas que tu étais de ce bord. C'est une sacré surprise... Sa voix s'était faîte beaucoup plus basse à la fin de sa phrase. Il a l'air vraiment perturbé, et c'est tout bon pour moi. Et en effet, j'ai énormément de choix puisque j'aime les deux. On me l'a souvent dit aussi d'ailleurs, que je ne faisais pas bi mais plus hétéro. J'aime les hommes, que ça choque ou pas. La première fois que je l'ai découvert, c'était au Lycée. J'étais déjà original par ma façon d'être, par ma façon de marcher, de regarder les autres, de parler, d'être habillé etc. Lorsque l'uniforme ne me plaisait pas, et peu importe les règles puisque je suis un anti-conformiste dans l'âme, je le changeais, je lui rajoutais des accessoires, des trucs inventés et complètement loufoques qui me faisait vraiment sortir du lot. Mais quand j'ai commencé à ressentir des sentiments pour un ami à moi, j'ai compris que ma différence envelopperait aussi mon orientation sexuelle. Je continuais toujours de regarder les filles qui attiraient mon regard, mais quand on me présentait un nouveau pote assez beau et attirant, je ne disais pas non non plus. Je n'en avais parlé à aucun de mes amis à l'époque, mais je crois qu'ils s'en doutaient plus ou moins. J'ai ramené mon esprit à la réalité. Les yeux de Sung Il observait quelque chose de très intéressant derrière moi. C'était censé être intéressant mais je suis sûr qu'en fait, il fuit mon regard. De quoi t'as peur ? Que je te viole ?

Bon sinon, j'étais loin d'imaginer que je finirais dans cette position avec toi. Sincèrement, je pensais juste que ça m'arriverait avec mon copain ! C'était à mon tour d'hausser un sourcil. Qu'il était loin de l'imaginer, cette position avec moi, je peux facilement comprendre car moi non plus, je ne l'aurai jamais envisagé. Surtout avec lui. Mais.. Avec son copain ? Il est en couple ? Tiens donc ! Son regard fuit encore le mien. Il est si effrayé que ça ? Et il croit qu'il peut avoir le dessus en étant si mauviette devant moi ? Il me fait rire là. Puis s'il a un copain, c'est la meilleur. J'en reviens pas ! Mon sourire narquois s'était effacé pour laisser place à un sourire malicieux.

« Ce n'est pas parce que je suis physiquement bien que forcément je ne vais m'intéresser qu'aux femmes. Et je vois ça, que ça te surprend. Fermes la bouche, si tu ne veux pas que je te fasse une remarque déplacée. » dis-je avec un léger rire.

Bah oui, il l'avait laissé entre-ouverte, sans vraiment y faire trop attention. Et me connaissant, j'aurais bien été capable de lui sortir un truc horrible, si vous voyez ce que je veux dire. Ce qu'il avait dit en dernier avait attisé ma curiosité aussi. Et son comportement actuel est à rajouter. Alors que ses yeux regardaient au loin pour ne pas croiser les miens, je l'ai forcé à me regarder moi en prenant son menton et en tournant son visage vers moi. Mes yeux noirs se sont plantés dans les siens pour ne plus les lâcher.

« On dirait bien que notre position te gêne, Monsieur Prude. Et mon regard aussi. Pourquoi ne me regardes-tu pas droit dans les yeux ? Je ne vais pas te violer, ne t'en fais pas, tu ne m'intéresses pas, pas dans ce sens-là tout du moins. »

Mon souffle percutait sa peau pendant que je parlais. Je voulais le perturber le plus possible, sans trop aller loin. Pour qu'il comprenne que la victoire n'appartient qu'à moi et qu'il ne l'aura jamais. Je suis tactile, il ne l'est pas. Sur ce côté, je gagne amplement. Si tout à l'heure il se moquait bien de moi avec mon point sensible, maintenant, c'est à mon tour de jouer. J'ai rapproché mes lèvres de son oreille avant de murmurer:

« Même si je dois avouer que tes lèvres sont plus que séduisantes. J'aimerai bien voir si elles le sont vraiment. Ah, et.. Ce n'est pas juste, tu sais où se trouve mon point faible. Et moi, le tien, je ne le connais pas. Il faudrait peut-être y remédier, tu ne crois pas ? » avais-je terminé de ma voix rauque, avec une pointe de malice.

Un sourire taquin avait à nouveau prit place sur mon visage. Je veux le voir réagir, je veux qu'il me repousse et qu'il monte sur ses grands chevaux. Je veux qu'il reconnaisse que je gagnerais toujours. Et si le seul moyen, c'est de lui sortir des paroles de ce genre, alors, je ne me gênerai pas le moins du monde. Tout en terminant ma phrase, j'avais déplacé une de mes mains vers ses cheveux, bougeant légèrement les mèches de devant son front, pour qu'il voit plus clair. J'ai descendu ensuite mes doigts vers ses lèvres pendant quelques secondes avant de les enlever soudainement. Je ne peux pas. C'est étrange. Il est là, il ne dit rien, il ne fait rien pour m'en empêcher même si peut-être en a-t-il envie, et je pourrais lui caresser les lèvres, le visage, pour qu'il croit encore plus que je veux beaucoup plus que la position que l'on a en ce moment, pourtant, mes doigts se bloquent. Je ne peux pas le faire. Mon regard le fixait, mais mon corps ne réagissait pas. J'avais l'impression d'être ailleurs. En reprenant mes esprits, je lui ai adressé un sourire censé être rempli de pleins de sous-entendus (qui étaient faux m'enfin) avant de le lâcher finalement et de partir du lit définitivement. En me dirigeant vers la salle de bains, j'ai pris une serviette posée dessus ma valise en passant. Sans un regard pour Sung Il, j'ai claqué la porte après m'y être enfermé. Je me suis laissé glisser contre la porte, toujours torse-nu. J'ai fermé les yeux.

Ça m'énerve tellement. Je pensais qu'avec lui, tout serait plus facile, et que j'arriverais à le manipuler, comme je le voudrais. Alors pourquoi j'ai l'impression qu'il va me rendre la vie beaucoup plus compliquée qu'elle ne l'est ? Pourquoi ? Je me suis levé en poussant un long soupir et en jetant la serviette blanche sur un buffet blanc nacré à côté, me suis déshabillé et suis rentré dans la douche en tirant le rideau après moi. L'eau chaude coulait sur ma peau et j'avais encore fermé les yeux. Après avoir terminé, je suis sortis et me suis frotté les cheveux, serviette autour de la taille. Sauf que je ne m'en suis rendu compte qu'après, mais j'avais oublié mes affaires dans la valise. Bah, il m'a déjà vu torse-nu, ça ne va pas le choquer.

J'ai ouvert la porte et, toujours en me frottant les cheveux avec la serviette, je suis passé devant lui sans le regarder et me suis dirigé vers ma valise. J'ai posé ma serviette sur le côté, laissant mes cheveux mouillés à l'air libre. Après avoir prit mes nouvelles affaires, je suis re-rentré dans la salle de bains pour finir de me changer. Une fois que je m'étais coiffé, habillé, séché (sauf les cheveux, qui étaient encore humides), j'ai mis du parfum avant de sortir finalement de la salle de bains. J'avais regardé l'heure sur ma montre et m'étais rendu compte qu'il faudrait peut-être que j'aille voir mon bar, histoire que ça soit plus familier pour moi. Et surtout, que ça me change les idées. Parce que pour le moment, je me fais juste violence pour ne pas regarder Sung Il, où qu'il soit dans la pièce. A chaque fois, mes yeux virent sur ses lèvres et je comprends vraiment pas pourquoi. Enfin, c'est sûrement parce que je me prends trop au jeu. Oui, voilà. Je veux juste le perturber, c'est tout.  


made by pandora.




 

+ loosing control ; ft. SungIl

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