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 'Cause we are ugly feat Nam Gabriel

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Crazy Crazy cool

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A embarqué le : 10/11/2013
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Posté le Mar 17 Déc - 15:25

La nuit avait enveloppé le navire et ses passagers d’une douce torpeur cotonneuse. Les couloirs étaient déserts et de rares oiseaux nocturnes déambulaient à la recherche d’un endroit où s’amuser. Pour la part de Chul Hei, ce dernier n’avait pas réussi à trouver le sommeil, ses récentes rencontres avec Ae Sook et Jun Woo l’ayant quelque peu troublé. Combien de chances avait-il de croiser sur ce paquebot son ex-petite amie et un ex frère de cœur? Tous deux étant liés par des liens fraternels, quand bien même ne partageant pas le même sang. Il fallait croire que le destin, hasard, nommez le comme vous voudrez, était adepte des offres groupées, le styliste l’était moins… Maintenant il était en proie à des souvenirs qui resurgissaient et le submergeaient tel un tsunami émotionnel chamboulant tout sur son passage. Il avait réussi à enterrer ces fantômes du passé, alors pourquoi avaient-ils choisi de s’imposer à nouveau à lui? Il soupira, pourquoi encore penser à cela, cela ne l’avançait à rien. Tout comme de se retourner rageusement dans son lit afin de tenter de trouver le sommeil, il n’arriverait pas à dormir cette nuit, il en avait la certitude. Lassé de rester étendu à rien faire il prit la décision de se lever de laisser ses pas le guider dans le navire. Errer dans des espaces vides l’avait toujours apaisé, allez savoir pourquoi… Il se vêtit rapidement d’un jean sombre, d’un débardeur blanc, d’une paire de sneakers assortie, sans oublier d’enfiler  sa sempiternelle paire de mitaines, blanches pour ce soir. Ceci une fois fait il commença son errance nocturne dans les couloirs du navire. Comme prévu, ils étaient déserts, il fallait croire que les rares éveillés à cette heure-ci  étaient bien cachés, une aubaine pour le brun, il n’était pas vraiment d’humeur à croiser quelqu’un. Une envie de fumer se fit ressentir et il s’attarda un instant sur le pont, la nuit était belle et le chant des vagues qui se fracassaient contre la coque le ravissait. La lune était haute et nimbait l’Océan de reflets argentés, offrant une palette aux teintes enchanteresses à l’œil avisé et émerveillé de l’artiste. Une brise fraîche vint néanmoins lui rappeler qu’une veste n’aurait pas été de refus, avec regret il se dirige à nouveau à l’intérieur.

Alors qu’il se dirigeait en direction de sa cabine un son étouffé parvint à ses oreilles. Du piano? Mais qui pouvait bien en jouer à une heure pareille ? Les pianistes engagés dans le personnel avaient depuis longtemps quitté leurs poste, et les voyageurs avaient d’autres choses à faire à cette heure-ci non? Tout de même intrigué, Chul Hei se laisse guider par les quelques notes lui parvenant. Il finit par pénétrer dans une immense salle illuminée par les rayons lunaires, conférant à la scène une ambiance irréelle. Une frêle silhouette fantomatique effleure avec acharnement les blanches et les noires, semblant vouloir exorciser ses sentiments au travers des notes ricochant contre les parois de la salle. La mélodie est familière pour le brun, un titre qui se trouvait dans son I-pod.  Ainsi transposé il prenait tout son sens, il fallait aussi avouer que le pianiste jouait parfaitement bien. Son interprétation était inspirée, engagée, peut être un peu trop? Peut-être que le styliste surprenait une confession nocturne? Une envie irrépressible le conduisit à évoluer en direction du pianiste à l’œuvre. Ses pas étaient mesurés et ses gestes lents, il était hors de question de briser un tel instant de magie. Il était maintenant tout près du duo complice, une nouvelle fois la mélodie recommence, toujours la même chanson. Chul Hei se surprit alors à commencer à interpréter les paroles. Il commença d’une voix douce et basse, comme pour signaler avec délicatesse sa présence au virtuose, se présentant en quelque sorte à lui. L’autre ne se formalise pas de cette présence et continue de caresser avec adresses l’ivoire et l’ébène de la dame lui faisant face.

Le styliste finit par stopper sa marche et s’appuie contre une colonne non loin du jeune homme en train de jouer. On ne pourrait décrire l’instant se déroulant en ce moment-même, magie, douleur, communion. Un peu de tout ça et tellement plus en réalité, le temps semble comme suspendu, laissant les deux hommes dans une bulle hors du temps. La voix de Chul Hei embrassant avec délice les notes produites par le jeune  inconnu. En temps normal le styliste n’aimait pas chanter, quand bien même on lui assurait qu’il avait un timbre agréable à l’oreille. En réalité il n’aimait pas s’exposer, or lorsque l’on chante il est bien souvent difficile d’interpréter des paroles sans y laisser un peu de soi. Malgré ses airs  de grand séducteur, il avait lui aussi subit la douleur de se sentir laid et abandonné. Ae Sook l’avait bien quitté pour un autre, il ne devait pas être un petit ami si extraordinaire que ça tout compte fait. Néanmoins jamais, ô jamais il ne dévoila cette blessure secrète, préférant de loin s’enfermer dans cette image de briseur de cœur. Une carapace protectrice qui lui permettait d’être heureux dans une certaine mesure, mais à quel prix? Celui du malheur des autres, le styliste ne comptant plus les cœurs meurtris après avoir voulu l’emprisonner dans la cage nommée amour. Alors pourquoi? Pourquoi ce soir il se retrouvait là, à exposer cette douleur à un complice inconnu? Il ne pouvait l’expliquer, il s’était sans doute laissé porter par son amour de l’art et du beau comme à chaque fois. Mais il était trop tard pour les questions, le présent était là, bien réel… Deux âmes torturées pour un duo mélancolique, une bouteille à la mer lancée au milieu de l’océan. Tu souffres, et bien sache que moi aussi, exorcisons cette peine à deux le temps d’un instant. Livre moi ta peine, je te ferai don de la mienne…

Le morceau se termine, la magie était rompue, toute chose a une fin et celle des meilleures arrivait toujours trop vite. Chul Hei se redresse et s’approche de son partenaire d’il y a quelque instant. Il tend une main  à son vis-à-vis et d’une voix basse se présente «  Im Chul Hei… ». Il n’ajouta rien d’autre à cela, ce soir il n’était pas en représentation, il était tout simplement lui. L’artiste sachant reconnaître le beau. « Merci pour ce moment…. ».


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Posté le Mer 18 Déc - 21:21


'Cause we are ugly

AVEC — Im Chul Hei.



Quelle drôle d’idée de jouer la nuit … Pourtant c’est à l’abri des regards indiscrets que j’ai préféré jouer ce soir, comme je le fais souvent. Ironique pour quelqu’un qui ait payé à divertir les passagers du bateau avec sa musique … Je préfère parfois m’isoler, pour la simple et bonne raison que j’ai besoin d’être en tête à tête avec moi-même ou juste ma musique et moi. Une sorte de catharsis, de libération. Je peux exprimer à travers ma musique, tout ce que je tais et garde pour moi habituellement. Mon piano ne me jugera pas, au contraire, il m’aidera à passer cette douleur qui me tiraille pendant quelques temps. Jusqu’à ce que je revienne à la réalité, qu’elle me blesse encore avec son fer rouge pour laisser une nouvelle trace de sa dureté. Je traverse les couloirs presque déserts du bateau, je croise quelques personnes mais heureusement, à cette heure la salle que je souhaite occupée est déserte. Cette nuit, je ne veux pas de public, pas d’applaudissement à la fin de chacun de mes morceaux. Je veux juste entendre les notes de musique raisonner et peut-être ma voix si j’ose m’accompagner. On dit que j’ai une jolie voix et même si j’adore chanter, ce n’est pas ma plus grande passion. Tout comme la danse, j’adore le sport et bouger, alors évidement j’aime danser, mais … Ma plus grande passion reste la musique. Les témoins de ma douleur sont mes instruments.

Je m’assois en face du grand piano, qui trône dans la salle. Il semble si imposant et pourtant je n’ai pas de mal à le maîtrise, à lui demander de transcrire mes pensées. Les premières notes d’un morceau que j’ai très souvent jouer s’élève dans la pièce. Je connais ce morceau par cœur à force et c’est … Comme s’il me collait à la peau. Il me représente si bien, ce que je ressens, l’opinion que j’ai toujours eu de moi. Je n’ai jamais été parfait, du moins pas assez, pour mes parents, mon premier amour et bien d’autre encore. Je n’ai pas fait assez d’effort, j’aurais mieux fait de m’efforcer d’être parfait encore un peu plus. Peut-être que Chin Ho ne serait pas parti ? Maintenant … J’essaie de me cacher derrière un sourire, de rayonner malgré ma douleur … Mais bien trop souvent ce sourire est faux, je n’aime pas cela, je n’ai pas l’impression que c’est moi. Pourtant je m’obstine à garder ce sourire, pour duper mon monde et cacher ce que je pense vraiment. Je ne suis pas joli, je ne suis pas parfait et je crois que je l’ai bien compris. Dans le fond, la musique est peut-être aussi un moyen de me faire remarquer … De montrer aux autres que ma véritable beauté vient d’ailleurs. Seulement, j’ai l’impression que personne ne m’écoute, du moins pas les personnes que je voudrais. À cause de cela, je suis souvent en colère contre moi-même, de ne pas essayer encore plus, de trop facilement baisser les bras et de me laisser couler.

Je relève la tête, alors qu’une voix autre que la mienne s’accorde avec mon morceau … Mon regard tombe sur un jeune homme, je ne peux pas bien le voir car il est caché dans l’ombre. Je peux par contre constaté qu’il a une voix sublime, vraiment très jolie … Et encore, c’est peu de le dire. La mienne doit paraître bien pâle et banale à côté, mais peu importe … Je n’ai pas chanté, alors il ne l’a pas entendu. Les paroles qu’il chante me touche plus que je ne le voudrais, comme chaque fois que j’écoute cette chanson ou que je joue ce morceau. Je me retrouve tellement, c’est un miroir de ma propre existence. Un miroir que je voudrais briser, pour me libérer de ma piètre opinion de moi-même, mais je n’en ai pas la force. J’en ai déjà brisé des miroirs pour fuir mon reflet. On dit qu’un miroir brisé apporte sept ans de malheur, c’est tout ma vie qui devient malheureuse. Le morceau touche à sa fin, le grand piano et le chanteur inconnu retrouvent le silence. Je ne suis pas le premier à briser ce silence et dans un sens, cela n’est pas étonnant quand on me connait un minimum. Im Chul Hei, c’est ainsi qu’il se présente.

- Nam Gabriel … répondis-je simplement sans serrer la main qu’il me tend.
Mes mains restent posées sur mes genoux. Je ne veux pas être impoli, c’est juste que … Je n’ai pas eu le réflexe de le faire et il a retiré sa main aussitôt après.

- Euh… De rien… Tu as une jolie voix…C’était… Chouette, de partager un morceau.
Je lui fais un compliment tout simplement. Je ne suis pas le plus bavard des êtres sur cette Terre, alors … Ce n’est pas moi qui vais tenir la conversation.





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Posté le Ven 27 Déc - 0:25

La nuit porte bien souvent en elle le spleen de l‘Homme, et ce soir ne dérogeait pas à cette règle. Chul Hei avait passé une bonne partie de la soirée à tenter de trouver le sommeil, en vain. Ses souvenirs l’avaient assaillit ne lui laissant aucune chance de repos, il s’était alors rageusement levé afin d’errer au hasard sur le paquebot. Sa ballade nocturne l’avait mené tout d’abord sur le pont où il avait observé un moment, la cigarette aux lèvres, l’astre lunaire déversant sa pluie argentée dans les flots. Néanmoins, il n’avait pu guère s’attarder, une brise lui rappelant qu’il n’avait pas prit de veste en sortant de sa cabine. Il était alors rentré à regret à l’intérieur afin de poursuivre sa sortie diurne. Il s’était laissé guider par ses jambes et, au détour d’un couloir, il avait entendu un son étouffé. Qui pouvait bien jouer du piano à cette heure aussi tardive? Intrigué, le brun avait suivi cette piste auditive et ses pas avaient aboutis dans une vaste salle où résonnait des complaintes musicales douloureuses. Tout d’abord, il n’avait pas bougé, se contentant d’apprécier cet instant magique. La frêle silhouette caressant l’ivoire et l’ébène faisant vibrer avec adresse son amante de l’obscurité. Puis, le styliste s’était rapproché sans un bruit, ne voulant perturber  cette intimité amère qui s’était installé dans l’immense salle. Cette chanson, il la connaissait, il lui arrivait assez régulièrement de l’écouter. On pourrait croire que c’est encore une de ces énièmes « chanson de gonzesses » et pourtant, le mal-être n’était il pas un malheur commun à tous? Qui ne s’est jamais sentit laid, pas assez grand ou assez intéressant dans sa vie? La peur du rejet par autrui étant une crainte commune à tout être humain. Les paroles avaient alors d’elles-mêmes franchit les lèvres de Chul Hei afin de résonner en chœur avec le morceau en cours.

Le pianiste ne s’était point interrompu dans sa confession, il s’était contenté de continuer à jouer. Une complicité douloureuse liant le duo d’un soir jusqu’à ce que les notes s’éteignent. Magique, voici le seul qualificatif que l’on pouvait donner à ce moment coupé de tout. Un moment qui aurait pu durer une éternité, mais la vie continue son cours effréné, l’enchantement se brise, et le silence nocturne reprend ses droits. Le styliste s’était avancé jusqu’ au pianiste et s’était présenté, le remerciant au passage de ce moment partagé. La main tendue reste sans réponse et retombe mollement contre le corps de Chul Hei. « Nam Gabriel … », enfin il pouvait mettre un nom sur ce visage, plaisant visage même. Mais il chassa bien vite ces idées, ce soir il n’était pas en chasse, et puis cet être semblait posséder une sensibilité à fleur de peau. Le brun voulait bien jouer les briseurs de cœur et faire dégouliner du rimmel, mais, enfoncer la tête d’une personne qui l’avait de toutes manières déjà sous l’eau n’était résolument pas son genre. « Euh… De rien… Tu as une jolie voix…C’était… Chouette, de partager un morceau. ». Ainsi il était tombé sur un petit gars pas très bavard, ce n’est pas grave, il ferait bien la conversation tout de même. Étant d’un naturel avenant et décontracté, le styliste ne souffrait pas de ce genre de situations, il lui arrivait même bien souvent de dérider la personne qu’il avait face à lui. Nouveau challenge de ce soir?

Il se gratta la tête, néanmoins quelque peu gêné par le compliment «  …Merci, en fait je sais pas ce qu’il m’a prit de chanter comme ça, c’est pas dans mes habitudes pourtant. Oui bon comme tout le monde je chante bien sous la douche mais de là à faire ça… Mais, ce fut un réel plaisir  de partager ce moment avec toi Gabriel. J’espère que je ne t’ai pas dérangé? Je m’impose, je m’impose or je ne t’ai pas demandé quoique ce soit. Il sourit  un peu taquin même. En même temps, il ne faut pas jouer aussi bien, tu dois jouer depuis des lustres pour avoir atteint ce niveau non? ». Chul Hei marqua une pause, laissant le temps à son interlocuteur de répondre si il le désirait . Il attrapa une chaise et s’installa à califourchon sur cette dernière, laissant reposer sa tête sur ses avant bras préalablement posés sur le dossier. « Pour ma part, c’est le dessin mon domaine de prédilection. Nous sommes tous deux des artistes dans ce cas, nous devrions bien nous entendre je pense…. Il eut un nouveau sourire à l’attention de son vis-à-vis, il se risqua à effleurer un sujet épineux. Dis moi, je débarque comme ça mais…ça va ? Je sais bien que je me mêle très probablement de ce qui ne me regarde pas mais… tu semblais tellement investit dans ce morceau… j’ai peut être interrompu quelque chose? Il est vrai  qu’il est tellement  plus facile de se confier au travers de l’art. Un stylo ou un piano ne nous juge pas eux…. »


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Posté le Jeu 2 Jan - 12:48


'Cause we are ugly

AVEC — Im Chul Hei.



Je n’ai pas l’habitude que quelqu’un accorde sa voix à mes morceaux, à par moi-même. Pourtant quand ce jeune homme a surgit de nulle part, je n’ai pas bronché. Je n’ai même pas stoppé ma transe musicale, comme si tout était normal. Je préfère la solitude quand je joue, c’est mon évasion, j’exprime tout ce que j’ai trop longtemps gardé pour moi-même. Il est en quelques sortes témoin d’une de mes confessions, puisque c’est la musique qui traduit mes sentiments, les paroles qui raconte mon histoire. Cette chanson me colle tellement à la peau et conte à la perfection ce que je ressens tout au fond de moi. Ce j’ai ressentis en enchaînant les échecs vers la réalisation de mon rêve … Ce que j’ai aussi ressentis le jour où Chin Ho a voulu rompre. J’ai eu l’impression d’être laid, à l’intérieur comme à l’extérieur, d’être imparfait, de ne pas avoir fait assez d’effort pour convenir aux personnes qui m’entourent. Puis cette impression est devenue une certitude. Je ne suis pas assez parfait, je devrais faire plus d’efforts. J’ai juste relevé la tête en entendant une voix, mais je n’interromps pas mon morceau. Mes mains courent toujours sur le marbre de l’instrument. Les paroles me font mal, chaque fois que je les entends et ce soir n’échappe pas à la règle. Cependant, cet inconnu a une voix vraiment agréable à entendre.

Cet instant est comme … Magique, onirique. Je suis, pendant un bref instant, déconnecté de la réalité. Bien évidemment, c’est trop court. La magie s’envole et le réel reprend ses droits, dès la dernière note jouée. À contre cœur, je fais de nouveau face à cette vie, bien trop douloureuse par moment. Je préfère rester blottie dans mon cocon musical. Je ne suis pas le premier à prendre la parole et dans un sens ce n’est pas étonnant. Il m’arrive d’être bavard, mais dans ce genre de contexte, ce n’est pas tellement mon genre. J’apprends juste qu’il se nomme Im Chul Hei. Même s’il devra faire avec mon côté sombre, je fais l’effort de lui donner mon prénom à mon tour. C’est la moindre des choses. Je complimente aussi sa voix, car ayant l’habitude du monde de la musique, je sais être sensible à ce genre de chose. De plus, je pense sincèrement ce que je dis. Je ne suis pas du genre à dire des choses que je ne pense pas, sauf si je peux en tirer quelques choses. Parfois, je suis tellement franc, que je ne sais pas faire preuve de tact, mais c’est encore une autre histoire. J’essaie même d’esquisser un sourire, mais j’abandonne bien vite cette tentative.

- Non, tu ne m’as pas dérangé, dis-je simplement. Avec un telle voix, je pense que tu pourrais te permettre de ne pas chanter que sous la douche, je suis sûr que beaucoup l’apprécierait, osais-je ajouter.
Je ne suis pas l’être le plus sociable sur cette Terre, mais quand il s’agit de musique, chant ou danse, je peux de suite être un peu plus ouvert. Quand quelqu’un appartient au même monde que moi, j’ai plus tendance à l’apprécier. C’est sans doute pour cela que je n’ai pas encore froidement repoussé Chul Hei. J’ai vraiment apprécié ce bref instant ou juste une chanson nous liait.

- Depuis que je suis petit, en fait … J’ai commencé le piano à six ans et j’ai appris d’autres instruments plus tard durant mon enfance. Mais je n’ai pas un niveau si extraordinaire …
J’observe Chul Hei qui prend une chaise et s’assoit à califourchon dessus, ce qui me prouve qu’il n’a aucune envie de partir. Cela pourrait m’énerver, dans ces moments-là je préfère être en tête à tête avec moi-même. Peut-être que rester en sa compagnie m’empêchera de me morfondre et de pleurer sur mon sort. Chul Hei semble complimenter mon niveau en piano, mais je ne dois pas être si doué. Sinon pourquoi j’aurais enchaîné les échecs à toutes les auditions où je me suis présenté ? Je ne suis pas si talentueux. Un faible sourire fleurit sur mes lèvres quand il me dit aimer le dessin. C’est mon autre « talent », le dessin.

- Tu dessines ? J’aime beaucoup le dessin aussi … Ma deuxième passion après la musique …
Je suis complètement d’accord. Un piano et un stylo ne juge pas, cette phrase est tellement vraie … Cependant, oui, il se mêle de ce qui ne le regarde pas. Comme si j’allais me confier à lui sur qui me tracasse, alors que même à mes amis les plus proches, je ne leurs parle pas de tout.

- Ça va. Enfin … Ça va mieux. La musique m’aide à m’exorciser de ce que je ne confie pas, après avoir joué, je me sens toujours un peu mieux. Même si parfois cet effet n’est que temporaire. Je ne suis pas du genre à beaucoup parler de moi … Mes seuls confidents sont mes instruments et mes stylos.
Je me confie parfois de vive-voix à une personne, mais c’est rare … Sinon, j’écris, je compose, je dessine … Il m’arrive de chanter aussi, mais ce que je préfère c’est me servie des notes des musiques et des mots pour exprimer ce que je ressens sans avoir besoin de le dire clairement.





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Posté le Ven 10 Jan - 7:47

Les dernières notes résonnent dans l’immense salle, la magie est brisée… Chul Hei s’était alors doucement approché du jeune homme et avait engagé la conversation. De brèves paroles pour commencer, comme pour apprivoiser l’autre. Il était conscient d’avoir interrompu un moment où il n’avait été en aucun cas invité, le styliste observait donc toute la délicatesse dont il était capable. Il avait même bien vite chassé l’idée de tenter de séduire le jeune Gabriel. Le brun préférait largement briser le cœur de pimbêches trop sûres d’elles, ou d’idiots ne comprenant pas le sens de la phrase « l’engagement c’est pas pour moi. ». Il délogea ces pensées et se recentra sur le jeune pianiste qui le complimenta sur sa voix. Malgré sa décontraction habituelle, Chul Hei fut un instant gêné par ce compliment, il  n’avait pas vraiment l’habitude de recevoir des louanges sur cette dernière. Il remercia néanmoins sont vis-à-vis et le questionna sur deux sujets distincts. «  Non, tu ne m’as pas dérangé. » Pourtant, le styliste croit le contraire, serait-ce de la simple politesse de la part du jeune homme? Probablement. « Avec une telle voix, je pense que tu pourrais te permettre de ne pas chanter que sous la douche, je suis sûr que beaucoup l’apprécierait. » . Un sourire sincère naquit sur les lèvres du styliste, touché par ce nouvel éloge sur sa voix. Ses joues se colorant même légèrement de rose, il devait avoir l‘air fin ainsi …« Ton compliment me touche vraiment Gabriel, comme tu le vois, il désigna ses joues, je n’ai pas vraiment l’habitude qu’on me complimente sur ma voix…. ». Non il devait véritablement avoir l’air d’un idiot avec le rouge aux joues, voilà qu’il rougissait comme une pucelle qui aurait vu le loup. Il ricana même à imaginer cette scène. Il se rattrapa rapidement auprès de son vis-à-vis «  Désolé, c’est nerveux, je me trouve ridicule à rougir pour un compliment. »

Gabriel ne s’en formalisa pas et continua de répondre à aux questionnements du styliste. « Depuis que je suis petit, en fait… J’ai commencé le piano à six ans et j’ai appris d’autres instruments plus tard durant mon enfance. Mais je n’ai pas un niveau si extraordinaire… ». Le brun s’était entre temps installé paresseusement à califourchon sur une chaise, ah le flegme légendaire de Chul Hei, il faut le voir pour le croire. « Quoique tu en dises…tu joues avec le cœur et c’est ça l’important dans l’art, ton interprétation m’a touché, elle m’a fait vivre des émotions…elle m’a transporté.. Bref, ne soit pas aussi dur que ça avec toi-même… » Il avait enchaîné en disant aimer le dessin, un bel euphémisme, il vivait simplement de sa passion , juste ça…Cela fait d’ailleurs naître un sourire sur le visage de son vis-à-vis. «  Tu dessines? J’aime beaucoup le dessin aussi…Ma deuxième passion après la musique … ». Alléluia une personne ayant des affinités avec des crayons et un papier, le premier depuis le début de son voyage. Il allait tout faire pour le recroiser afin de juger ses œuvres, on ne refait pas un artiste, on ne refait pas un Chul Hei. «  Et bien pour tout te dire, j’exerce la profession de styliste dans une maison renommée. J’ai l’honneur de designer nombre de modèles pour les collections de prêt-à-porter, alors j’ai l’occasion de très souvent m’exercer dirons nous… Mais comme toi j’exerce depuis mon plus jeune âge ce talent. Je serais d’ailleurs curieux d’observer tes esquisses … »

Après un nouveau sourire à l’égard de son compagnon d’un soir, il se risqua sur une pente glissante. Demandant au jeune homme si il allait bien. Parfois le styliste était un peu trop curieux. N’y voyez aucune malveillance ou impudence, il était juste ainsi fait. Lorsqu’il posait une question il ne feignait pas son intérêt. Mis-à-part au travail sûrement. La mode, une plaie pour le social… « Ça va. Enfin…Ça va mieux. La musique m’aide à m’exorciser de ce que ne confie pas, après avoir joué, je me sens toujours un peu mieux. Même si parfois cet effet n’est que temporaire. Je ne suis pas du genre à beaucoup parler de moi…Mes seuls confidents sont mes instruments et mes stylos. ». Ainsi il ne s’était pas trompé en jugeant ne pas avoir à faire à un  bavard. Il comprenait néanmoins le jeune homme, étant lui-même peu enclin à parler de lui. Il souri derechef avant de reprendre la parole, un sourire doux, il n’était pas en représentation aujourd’hui. « Et ce n’est pas moi qui vais te pousser à changer ta façon de faire, on nous rabâche sans cesse qu’il faut se confier à autrui. Et pourtant…dans cette jungle qu’on appelle la vie, à qui faire confiance?  Nos confidents inanimés resteront les gardiens de nos secrets et ce, quoiqu’il arrive…. » Le brun s’étira un instant et reprit sa position  . « Je dénote un léger accent, tu ne serais pas Australien par hasard? Un sourire étira les commissures du brun. Gagné à ce que je vois…Je suis très observateur quant au mode qui m’entoure, mais tu dois l’être toi aussi, nous le sommes d’ailleurs un peu trop les artistes. Un clin d’œil accompagnant les dires du styliste. Nous ne sommes pas dans les nuages ou quoique ce soit, les autres se fourvoient en pensant cela, nous sommes juste attentifs à l’impalpable. Au fond, peut-être que nous ne sommes pas adaptés. Il cita alors instinctivement un passage de Baudelaire. « Le Poète est semblable au prince des nuées, qui hante la tempête et se rit de l’archer; exilé sur le sol au milieu des huées, ses ailes de géant l’empêchent de marcher. » Je crois que  notre ami Charles Baudelaire résume bien cela tu ne trouves pas ? »


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Posté le Mar 14 Jan - 19:11


'Cause we are ugly

AVEC — Im Chul Hei.



Dès que le morceau touche à sa fin, je redescends sur Terre. Un peu trop brutalement d’ailleurs. Je lève les yeux vers cet inconnu venu de nulle part et qui a une voix vraiment jolie. Enfin, maintenant je sais qu’il s’appelle Chul Hei. Je me permets de lui faire un compliment, de toute façon ça fait toujours plaisir un compliment, non ? Mes paroles le font rougir. La pièce n’est pas très éclairée mais je l’ai remarqué et en plus, il a de lui-même désigné ses joues. Je lui adresse un simple sourire. Il n’a pas du tout l’air ridicule … Même si le faire rougir n’était pas mon premier but. Je suis juste sincère, j’aime beaucoup sa voix, alors je ne m’en cacherai pas. Je passe bien vite à autre chose, continuant de répondre aux questions de Chul Hei. Habituellement, je n’aime pas trop que l’on me questionne, mais là ce n’est pas comme si c’était des questions très personnelles. Parler de musique, ne me dérange pas tant que cela. Je pourrais même en parler des heures sans m’en lacer. Cependant, là je me contente du minimum pour ne pas agacer Chul Hei et aussi parce que je n’ai jamais été trop bavard. Du moins, pas dans ce genre de contexte. Comme souvent je me dénigre. Enfin certains pourraient dire cela. En ce qui me concerne, c’est juste ce que je pense. C’est alors au tour de Chul Hei de me faire un compliment … Je lui souris.

- Merci, dis-je avec un sourire un peu plus prononcé.
La musique c’est ma plus grande passion, c’est toujours agréable de recevoir un compliment à ce sujet. Surtout après tout ce que j’ai traversé. Je ne cherche pas à déverser tout le malheur du monde sur ma personne. Je sais bien qu’il y a des situations bien pires que la mienne … Pourtant s’accrocher à un rêve qui semble toujours s’éloigner un peu plus, ça fait mal. Puis ça a aussi été la période où Chin Ho a voulu rompre.

Ensuite Chul Hei me parle de dessin. Un autre point commun que nous partageons. Peut-être que l’on se ressemble plus que je ne le crois. En tout cas, je ne me retiens pas pour lui dire que j’aime beaucoup le dessin … Ma seconde passion après la musique. Il me parle également un peu de lui. Je n’aime pas parler de moi, mais par contre je sais très bien écoute ceux qui m’entoure, je suis très observateur également. C’est ainsi que j’apprends qu’il est styliste et qu’il voudrait voir certaines de mes esquisses. Je ne suis pas contre lui montrer mes dessins, j’apprécie toujours avoir un avis extérieur. Sauf certains dessins trop personnels que je garde juste pour moi … Je n’aime pas non plus que l’on me questionne trop à propos de ce que je dessine. Du moins, je ne veux pas que cela tombe dans le personnel, car je n’aime pas parler de moi ou de ce qui m’affecte. Trop personnel, comme par exemple Chul Hei qui me demande comment je vais. Je ne l’envoie même pas voir ailleurs si j’y suis … Je me contente de répondre évasivement à sa question. Je lui dis que je vais mieux … En espérant qu’il ne m’en demandera pas plus. Je lui avoue aussi ne pas être le plus grand des bavards quand il s’agit de confidence …

Je suis totalement d’accord avec ce qu’il dit … À qui faire confiance ? Comment être sûr de ne pas se tromper ? Bien entendu, je ne suis pas complètement asocial, je fais confiance à certaines personnes et assez pour me confier un minimum, mais … Les confidences cela reste délicat en ce qui me concerne. Ensuite, c’est mon accent que Chul Hei remarque. Même si j’apprends le coréen depuis que je suis tout petit et que j’ai vécu longtemps en Corée … J’ai toujours eu cet accent, que je n’ai jamais réussi à perdre complètement.

- Effectivement je suis australien, me contentais-je de répondre sans cacher un sourire.
J’ai toujours tendance à être plus ouvert et moins méfiant, envers les personnes qui appartiennent à mon monde. Enfin je veux dire, les musiciens principalement, mais aussi les dessinateurs. Le courant passe mieux, je trouve. Peut-être que c’est ce qu’il se passera avec Chul Hei. Un sourit se dessine sur mes lèvres alors qu’il cite du Baudelaire. Je ne connais que trop bien ce poème … Et je le trouve tellement vrai.

- À défaut de ne pas être très bavard, oui, je fais plutôt attention à ce qui m’entoure … Sûrement un peu trop comme tu dis.
Je suis ouvert et réceptif à ce et ceux qui m’entoure, j’ai toujours été ainsi. Parfois les mots ne sont pas utiles, il suffit juste d’observer. Et parfois observer avant de parler ou d’agir n’est pas une mauvaise chose. Enfin, je dis cela mais … Il m’arrive d’être impulsif et de ne pas vraiment penser avant de passer à l’action ou de prendre la parole. Alors je ne ferai pas la morale sur ce point-là.

- Je le pense également … Je me suis trop souvent senti différent, mais ce n’est pas ce qui me gêne le plus, après tout il n’y a pas forcément de mal à être différent. Au contraire. C’est surtout parce que j’ai souvent été victime de raillerie à cause de cette différence …
J’adresse un petit sourire à Chul Hei. Je n’en dirai pas plus. Je ne vais pas me confier à un parfait inconnu, même si en tant qu’artistes nous devons être sur la même longueur d’onde. Je ne lui explique précisément pourquoi je me sentais différent … Puis il y a plusieurs raisons à cela.

- Au fait … Je ne t’ai pas répondu tout à l’heure. Je veux bien te montrer quelques dessins si tu veux, mais … À conditions que tu me montres certains des tiens aussi.
J’apprécie recevoir un avis extérieur sur ce que je fais, mais c’est toujours enrichissant d’observer le travail d’autrui … Je n’ai jamais douté de ce point.





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Posté le Lun 27 Jan - 8:05

Dès lors que les dernières notes avaient résonné dans la salle une discussion entre les deux hommes s’était engagée. Gabriel restant tout de même plus en retrait, ne semblant pas faire partie du cercle des personnes parlant bien souvent pour dix. Chul Hei  ne s’en était pas formalisé et avait continué de parler naturellement, après tout c’était lui qui avait prit la décision d’entamer le dialogue avec son vis-à-vis. Il semblait jusqu’alors le plus à l’aise des deux jusqu’à ce qu’un compliment sur sa voix lui soit fait. Autant le styliste appréciait être félicité sur son travail, autant  les remarques positives sur sa voix le gênaient au possible. Il n’avait jamais pu vraiment l’expliquer pourquoi, mais maintenant les faits étaient là et ses joues rosies. Ce qui amena un sourire sur les lèvres du pianiste, sourire que Chul Hei ne pu se retenir de rendre. Le jeune homme répondit au question du brun, usant de modestie voir même d’un regard biaisé sur son talent, qui fut néanmoins salué par son comparse. Un « Merci .» fut alors prononcé et un nouveau sourire, plus prononcé cette fois-ci, barra un instant le visage de celui qui avait prit la parole. Conforté par ces sourires, Chul Hei avait continué sur sa lancée et continué de questionner le jeune homme sur ses goûts. Et c’est avec un plaisir certains qu’il apprit qu’ils partageaient tous deux une passion commune pour le dessin, aubaine pour le styliste qui ne pensait pas pouvoir trouver un tel passager  à la fibre artistique aussi développée aussi vite. La chance lui souriait ce soir…. Une autre donnée avait saisit l’attention du brun, un accent qui lui semblait familier. En effet de part ses nombreux voyages pour affaires, le jeune homme avait apprit à différencier nombre d’accents, aussi infimes soient-ils. « Effectivement, je suis australien. ». Chul Hei ne s’était pas trompé une nouvelle fois de plus, il aurait aimé indiquer à son vis-à-vis que ses sourires lui allaient à ravir mais il se retint, par peur de braquer le jeune homme qui arborait il y a quelques minutes à peine un air hagard. « Néanmoins tu dois apprendre le Coréen depuis ton plus jeune âge non? Tu as séjourné longtemps dans ton pays d’origine? Ne te sens-tu pas quelque peu déraciné parfois? J’avoue pour ma part que…La Corée me manque certains jour tandis que je m’enfonce dans des bouches de métros bondées de Parisiens mal élevés, ah ces Français ils ne savent décidément pas vivre… »

S’en suit une envolée lyrique de la part du brun, parlant de ce monde hostiles aux artistes, citant même quelques vers de Baudelaire pour se faire. L’Albatros, un classique pour tout artistes en mal de compréhension, un classique  provenant de son pays d’adoption. Malgré le manque de savoir-vivre incontestable des Français, ce pays comptait aussi une culture riche qui ne manquait jamais de ravir le styliste. «  À défaut de ne pas être très bavard, le jeune homme étant réaliste sur ce point, oui, je fais plutôt attention à ce qui m’entoure…Sûrement un peu trop comme tu dis. ». Chul Hei ne trouva rie à redire à cela et laissa son comparse continuer de s’exprimer. « Je le pense également…Je me suis trop souvent senti différent, mais ce n’est pas ce qui me gêne le plus, après tout il n’y a pas forcément de mal à être différent. Au contraire. C’est surtout parce que j’ai souvent été victime de raillerie à cause de cette différence…. » Un petit sourire est adressé au styliste, lui signifiant qu’il n’en dirait pas plus. Ce que Chul Hei comprenait parfaitement, à part une chanson ils n’avaient rien partagé d’autre et étaient l’’un pour l’autre des étrangers que le hasard avaient fait  se rencontrer. «  Tout ce qui est différent fait peur, l’inconnu à toujours effrayé autrui. Alors pour se protéger, l’on préfère se dissimuler derrière des brimades et des insultes, l’attaque étant toujours la meilleure des défense comme on dit. J’ai toujours déploré cette façon de faire, mais….l’Homme a ses grands défauts, et sa couardise légendaire continuera de faire des victimes chaque jour qui passe… » . Pour sa part, le styliste s’estimait heureux, il n’avait jamais eu à subir à outrance ces remarques. Peut-être était-ce tout simplement parce que ces dernières lui glissaient bien souvent dessus ? La force de caractère du styliste le sauvant bien souvent, dans la jungle de la vie ne montrez jamais de signe de faiblesse…sinon, vous périssez tout simplement.

« Au  fait…Je ne t’ai pas répondu tout à l’heure. Je veux bien te montrer quelques dessins si tu veux, mais…À conditions que tu me montres certains des tiens aussi. » Cette proposition fut accueillie par un large sourire de la part du brun qui tâta la poche de son jean avant d’en sortir son téléphone qu‘il secoua légèrement. « Désolé mais mes dessins sont pour la plupart enfermés dans mon coffre ou dans mon appartement Parisien, et même si je suis un bon nageur..je ne pense pas pouvoir traverser en si peu de temps la distance LA- Paris. » Il pouffa un bref instant et se leva avant de s’installer tout naturellement aux côtés de Gabriel. Chul hei Sélectionna rapidement un dossier d’images contenues sur son portable et passa ce dernier au jeune homme afin qu’il puisse faire défiler les clichés de dessins et croquis plus ou moins aboutis. Il y avait bien évidement des esquisses des vêtements, mais pas que, des portraits, de l’abstrait, des natures mortes. Mais aussi nombres de scènes où se mêlait divers créatures fantastiques…. Tout ce qui passait par la tête du styliste finissant tôt ou tard par être immortalisé par son crayon. Il mit un léger coup de coude à Gabriel et enchaîna dans un sourire «  Alors? Tu en penses quoi? Je sais que rien ne vaut les originaux mais je t’en montrerait peut-être si nous nous recroisons, le styliste voulant bien évidement que cette possibilité se reproduise, bon et bien…il me semblerait que c’est à toi maintenant. Je suis curieux de voir ce que donne ton trait…. »



 

'Cause we are ugly feat Nam Gabriel

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